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P.R.O.F.S. 2 MRD
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le 2 juil. 2015
Je préfère être honnête d'emblée, pour poser le contexte de mon ressenti : il faut se rendre à l'évidence, du haut de mes 23 ans, je ne suis tout simplement plus le cœur de cible de ce genre de comédie. C'est le constat le plus frappant qui m'a sauté aux yeux durant mon visionnage. Une très grande partie des blagues semble calibrée sur mesure pour un public extrêmement jeune, ce qui m'a inévitablement laissé sur ma faim la plupart du temps. Pourtant, et c'est là toute la subtilité de mon avis sur cette suite, j'ai trouvé l'expérience globalement moins pénible que ce à quoi je m'attendais.
Pour casser la structure habituelle, je vais commencer par ce qui m'a sincèrement surpris dans le bon sens : la gestion des personnages, et plus particulièrement celle de Kev Adams. Dans le premier volet, son énergie débordante finissait par m'épuiser. Ici, je l'ai trouvé étonnamment plus mesuré. Le fait qu'il canalise un peu plus son jeu rend son personnage de Boulard beaucoup moins fatigant à suivre sur la durée. Cette petite accalmie laisse d'ailleurs plus d'espace aux rôles secondaires, qui bénéficient d'une présence à l'écran bien mieux répartie.
L'autre bouffée d'air frais, c'est évidemment le changement de décor. Exporter ces professeurs aux méthodes chaotiques et aux personnalités totalement outrancières en plein cœur de l'Angleterre était une riche idée. J'ai trouvé que ce cadre britannique permettait de varier considérablement les situations comiques. Cela apporte une nouvelle dynamique, un univers plus coloré et des gags visuels qui m'ont, je l'avoue, arraché quelques véritables sourires par moments.
J'ai aussi ressenti un réel effort d'écriture sur la structure globale. Là où le premier opus me donnait souvent l'impression de regarder une succession de sketchs collés les uns aux autres sans grande cohérence, Les Profs 2 propose un rythme beaucoup plus maîtrisé. L'intrigue, bien que basique, sert de véritable fil conducteur. Les gags s'inscrivent de manière un peu plus organique dans l'histoire, ce qui m'a rendu le visionnage nettement plus fluide et agréable.
Cependant, ces quelques améliorations ne suffisent absolument pas à masquer les immenses lacunes du film. J'ai eu beau saluer l'effort sur la forme, le fond reste d'une superficialité désolante. Le développement psychologique ou émotionnel des personnages est quasi inexistant, ce qui m'empêche de ressentir le moindre attachement pour eux. Surtout, l'humour s'embourbe encore beaucoup trop dans la facilité du slapstick (comique de situation très physique et exagéré). J'ai eu la désagréable sensation que le film recyclait sans cesse des idées déjà vues mille fois ailleurs, s'enfermant volontairement dans ses propres stéréotypes.
En conclusion, Les Profs 2 est indéniablement supérieur à son prédécesseur. C'est une œuvre un peu mieux construite, plus rythmée et visuellement plus diversifiée. Mais à mes yeux, le film peine toujours à s'élever au-delà du simple divertissement de bas étage. C'est une comédie que je trouve extrêmement difficile à recommander, à moins d'être déjà totalement acquis à ce style d'humour particulièrement excessif et caricatural.
Créée
le 16 juin 2026
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