🔴Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : https://youtu.be/tqFxGtqxi9o
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Tu te réveilles en 2025.
Tu clignes des yeux, tu touches ton manteau en laine rêche, et le monde entier est devenu... plat. Numérique. Imperméable.
Pas futuriste, non. Juste... plastifié.
Nora comprend. Hector pas.
Le film croit que ça suffit.
Elle, elle voit dans les écrans une revanche. Elle parle, on l’écoute. Elle propose, on l’applaudit. Elle code, elle gouverne.
Lui, il bégaie, il regarde, il se vide. Il devient ce que le film finit aussi par devenir : un reflet désuet dans une vitrine qu’on nettoie trop souvent.
Les Temps changent, oui.
Mais la mise en scène, elle, non.
Toujours les mêmes plans sages, les champs-contrechamps en mode tutoriel. Une lumière propre, stérile, presque hôpital. Un futur sans sueur. Un présent sans chair.
Il y avait pourtant une promesse. Une vraie.
Faire de la faille temporelle autre chose qu’un gadget.
Parler d’inégalités de trajectoires. De mémoire genrée. De choix impossibles.
Mais ici, tout est nivelé. Lisse.
On dirait que le scénario a peur de lui-même.
Chaque scène commence comme un frisson et finit comme une explication.
Chaque émotion est sous-titrée.
Chaque silence est annulé par une musique de salle d’attente.
Et pourtant, parfois, ça passe tout près.
Quand Nora hésite. Quand Hector ne dit rien. Quand l’image flanche. Là, oui. On croit. On sent. On voudrait y rester.
Mais la machine Netflix redémarre. Hop, on recolle, on accélère, on survole.
Pas le temps d’avoir mal.
Faut rendre le fichier à temps.
Tu ressors du film avec une impression de déjà-vu. Mais mal vu.
Une expérience tiède, comme un souvenir en basse définition.
Ils sont venus de 1966. Ils ont vu l’avenir.
Et nous, on a vu un pitch.
Pas une œuvre.
Une idée. Pas un vertige.
8 sur 20.
Parce que même les bonnes intentions, mal racontées, finissent par fatiguer.