Précédé de la mention "film d'horreur queer", Leviticus est une proposition intéressante malgré d'évidente faiblesses qui gâchent un peu l'ensemble. Le concept est assez malin (2 ados gays sont pourchassés par une entité qui prend la forme de la personne qu'ils désirent le plus) et permet une critique des thérapies de conversion mais aussi plus généralement de la peur créée par les religions et de l'emprises de celle-ci. Le film tente un jeu d'équilibriste un peu maladroit entre romance LGBT et horreur, convoque souvent It Follows mais se révèle globalement trop tendre, trop fragile dans tous les domaines. Beaucoup de personnages secondaires (tous quasiment) auraient mérité d'être développés, ce qui auraient permis d'avoir plus d'empathie et d'intérêt pour eux. Même finalement la relation entre les deux garçons n'est pas suffisamment creusée et la charge contre la religion reste bien trop timorée. Le final reste assez indécis, il n'y a pas de vraie conclusion, ni de réflexion sur la métaphore du film (comment se débarrasse t-on de cette "peur" et de cette menace?.
En somme, il y a des bonnes idées dans ce film mais il y a surtout toutes les faiblesses d'un premier long métrage. Malgré tout, on a besoin de ce genre de production, qui change des habituelles romances LGBT