2
895 critiques
Gaspar no way
If I were as pleased with myself as Gaspar seems to be, I would write my text entirely in english, even if I only talk to french people, …and I would put black cuts between each line, so everyone...
le 23 juil. 2015
Pour être clair, j'avais 2h à perdre. Je connais la réputation de ce film et je l'avais repéré depuis quelques temps sur netflix, mais je ne m'attendais pas à un tel niveau.
Love c'est l'histoire d'un mec paumé. Un gars qui s'est fait prendre à son propre jeu en voulant profiter de la vie sans penser aux conséquences. Une âme en peine qui se remémore pendant deux heures la seule personne qui lui est chère en sachant qu'il ne la reverra jamais. Le désespoir de Murphy (le personnage principal) est littéralement palpable. Il tourne en rond comme un lion en cage dans un ménage où il n'a jamais trouvé sa place, se raccrochant à la seule chose qui a de la valeur pour lui : son enfant. La nouvelle de la disparition de son ex va alors le plonger dans les méandres de ses souvenirs, appuyant un peu plus sur sa solitude grandissante. Le film est un véritable chassé-croisé parmi les souvenirs de la relation tumultueuse qui a uni Murphy et Electra, alternant en permanence entre des scènes érotiques et des moments clés de leur idylle.
C'est long, surtout par moments, mais je trouve que cette longueur est nécessaire. A mon sens, elle témoigne de la densité de cette relation, de toutes ces relations où l'amour physique prend le dessus sur la communication. Ce film est un hymne à l'amour charnel, la complicité des deux personnages transparait au travers des scènes de sexe qui sont (omniprésentes) nécessaires à la description de cette amour fusionnel.
C'est la première fois que je visionne le travail de Gaspar Noé, je ne le connais pas du tout et je suis vraiment venu sans préjugés. Je repars avec ce sentiment de travail bien fait, de sens du détail. Je comprends que certains puissent être choqués par tant de sexe cru à l'écran, mais c'est pour moi la force du film. Ce qui est dérangeant, c'est le cadre intimiste du film. Ce n'est pas du porno, c'est une histoire d'amour entièrement déballé sans censure. Et dans la plupart des histoires d'amour, le sexe est omniprésent.
C'est donc un pari gagné pour le réalisateur, qui réussi à faire transparaître l'amour au travers du sexe. D'autres films (comme La Vie d'Adele) ne m'ont pas procuré ce sentiment, le sexe est juste présent parce qu'il fallait qu'il y en ait. Mais à part ça, le reste du film ça donne quoi ?
Et bien ça donne un peu de tout. Je ne parlerai bien évidemment pas de la reconstitution de pénétration vaginale en 3D pendant le trip chamanique de Murphy. Par contre, la mère d'Electra appelle Murphy mais il n'aura jamais de réponses après l'avoir rappelé, ce que je trouve totalement con. La femme de Murphy sort dehors avec leur fils pendant une durée indéterminée mais qui visiblement dure beaucoup trop longtemps pour une simple balade ... En bref, certains aspects m'échappent. De même, Murphy va passer des coups de fils, et à aucun moment il ne va prendre l'initiative de partir à la recherche d'Electra (c'est pas l'amour de sa vie ???). Donc soit le scénario préfère s'attarder sur le passé pour montrer pleeeeeiiiiin de scènes de cul, soit le personnage de Murphy est une vraie lavette qui préfère ressasser le passé en badant dans son lit au lieu d'agir. J'aime à penser que la deuxième option est la plus plausible, malgré le fait qu'elle reste en contradiction avec le caractère du Murphy d'avant.
Au final, on se retrouve avec un film parlant de regrets et de coeurs brisés. Et il expose assez bien le sujet malgré quelques exagérations, puisque la dernière scène se passe assez facilement d'explications et m'a personnellement plongé dans une profonde tristesse. Car oui, il est tard et ce film a réussi à toucher une corde sensible. Et maintenant c'est moi qui repense aux choix que j'ai pris par le passé.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2015
Créée
le 14 mai 2020
Critique lue 198 fois
2
895 critiques
If I were as pleased with myself as Gaspar seems to be, I would write my text entirely in english, even if I only talk to french people, …and I would put black cuts between each line, so everyone...
le 23 juil. 2015
1
136 critiques
J'ai la rage mon pote, j'ai trop la rage. A chaque fois que je pense qu'il y en a un qui va sortir le porno de son vase clos, qui va nous offrir un film honnête avec des bêtes de scènes de sexe,...
le 22 juil. 2015
6
1228 critiques
À grands renforts de promo provocatrice (des affiches plus qu’explicites), de buzz et scandale cannois très rapidement atomisés (par la presse et le public), de simulé or not simulé, de vaines...
le 17 juil. 2015
4
11 critiques
Que dire... Faire un livre sur un avenir où les chats supplantent les hommes, quelle bonne idée ! Oui mais non. Parce que quand on veut adopter un point de vue extérieur sur l'humanité à travers les...
le 2 janv. 2024
7
11 critiques
Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Pour moi, le roi lion 3 est le meilleur de la trilogie. Le film ne se prend jamais au sérieux, on découvre les origines de Timon et Pumba (surtout Timon en...
le 2 août 2021
7
11 critiques
Honnêtement, je ne pensais pas tomber sur une oeuvre aussi poussée quand je me suis lancé dans le visionnage de final space. La série semblait complètement décalée, j'avais envie de me changer les...
le 13 mai 2020
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème