Après Les Pires, Lise Akoka et Romane Guéret nous offrent Ma Frère, un second long-métrage sur la jeunesse, encore, en quête d’elle-même, toujours, et animée par un fort besoin d’émancipation dans une société clivée et intemporelle.
Un film tout en simplicité, qui rappelle Nos jours heureux dans un ton plus sérieux, mais non moins empreint de rires. Le film pose de nombreuses questions de société avec justesse, sans chercher à imposer une morale. Et c’est là que réside toute sa beauté : dresser le portrait joyeux d’une jeunesse française riche et diversifiée, unie dans les inquiétudes d’un monde figé par les étiquettes et les rapports de classe.
Ce portrait serait d’ailleurs bien fade sans son casting mêlant professionnels et non-acteurs, tous aussi justes dans un jeu au naturel désarmant, plein de fluidité et de vérité. Ma Frère est une comédie dramatique qui mise sur le divertissement, offre le droit au rêve et, pour nous spectateurs, une parenthèse de cinéma dont on ne boude pas le plaisir.