Un cinéaste d'origine française a réussi à percer à Hollywood grâce à sa femme, star de cinéma. Il rêve d'adapter pour le grand écran madame Butterfly, l'opéra de Puccini, au Japon avec une actrice non professionnelle. Il a du mal a monter son film. Sa femme décide de monter un stratagème pour jouer dans l'adaptation de cette opéra. Elle décide de se déguiser en geisha... les quiproquos peuvent commencer.
Jack Cardiff avant d'être un bon réalisateur, c'était avant tout un immense directeur photo. L'image de Ma geisha est un plaisir pour les yeux. Les décors, les costumes, les couleurs sont juste sublime. On est dans le meilleur d'Hollywood.
Le film pourrait être une comédie façon Billy Wilder. C'est rarement le cas. Le seul personnage qui incarne ce genre de comédie est Bob Cummings mais son rôle est très secondaire.
Ma geisha est avant tout un film sur le fonctionnement d'hollywood. Et le film est assez cruel avec les studios. Shirley Mclaine dans le film est une sorte de Doris Day, une star de la comédie. Sur son nom, le public se déplace. Son mari réalisateur, formidable Yves Montand, est une sorte de Vincente Minnelli qui en a marre de tourner des comédies qui ne lui sont pas personnel. Le film parle avant tout de frustration et du couple.
Il faudrait un jour analyser le cinéma de Jack Cardiff car sa filmographie est étonnante. Chaque long métrages est un détournement de genre, souvent d'une grande perversion. Il suffit de regarder " le dernier train pour le Katanga ", "la motocyclette " où "mutations " pour comprendre que ce n'est pas un simple faiseur.