ETERNAL MOONLIGHT OF THE LOVER WOODY
A mi-chemin entre le conte de fées et la fable gentillette, Magic on the Moonlight est une romantique histoire d’amour, cousue de fil blanc dont on peut assez facilement prédire le déroulement sans avoir de don de voyance particulier…
Dans un beau décor des années 20, Stanley Crawford, alias Colin Firth, débarque, avec son meilleur et unique ami, dans le sud de la France, au volant de sa belle voiture rouge Alfa Roméo, pour tenter de démasquer l’escroc qui se cache sous les traits de Sophie, la belle Emma Stone. Oui-Oui ….
Elle est jeune, fraîche, belle, américaine…et médium. On l’aime, pour elle, pour ce qu’elle apporte de réconfort, pour ce lien qu’elle est avec l’au-delà. Le surnaturel hypnotise. On idolâtre et on chante faux, tant mieux ou tant pis pour elle.
Il est le génial magicien britannique en vogue, rationnel, égocentrique, misanthrope et sceptique. Armé de son humour caustique et de son absence d’illusion sur la vie, le voilà prêt à affronter l’imposture féerique.
Mais il ne trouve pas, est troublé, défait. Lui, l’homme de sciences, se laisse convaincre et se découvre soudain heureux, avec la facilité du benêt simplet. La finalité, l’infini, la vie, la mort, les lignes bougent. Il va devoir admettre sa défaite, et se surprend même à prier Dieu. C’en est trop. Il se reprend. Il n’y a pas d’ailleurs. La supercherie est là, énorme.
Seulement voilà, au contact de la logique, la fée est devenue princesse transie. Quant à l’affreux crapaud aigri, face aux sourires de la belle, il s’est découvert beau prince, encore un peu snob, mais charmant tout de même.
L’amour, seul endroit où le cœur, l’âme et l’esprit se rejoignent, a réussi ses métamorphoses. Cet amour, alchimie secrète de l’illusion et du réel. Seul vraie magie en ce bas monde.
Évidemment l’amour n’a pas d’âge hein… enfin si, en fait... 25 ans maxi pour la mariée. Je vous la refais, ce serait plutôt l’amour n’a pas d’entrave… Et la pauvre fiancée cinquantenaire restée à Londres est vite délaissée pour la vingtaine ferme et follement libre du Michigan. Ah Woody Allen! Course éternelle après les folles amours de jeunesse! Loneliness in the moonlight, guy!