Le charlatan Jaime Karín se fait passer pour un astrologue afin d’escroquer les clientes du salon de beauté où travaille sa femme. Il tente de faire chanter l’une d’elles qu’il soupçonne d’avoir tué son mari. Mains criminelles est un modèle de film noir, digne d'Hitchcock avec ses manipulations successives et une certaine idée de ce que représente le mal absolu, incarné par une veuve qui a le chic pour faire commettre ses meurtres par ses amants. La psychologie du "héros" est très intéressante, petit escroc vite dépassé par les événements et la personnalité diabolique de sa maîtresse. C'est grâce à lui, si l'on peut dire que la morale est sauve quoiqu'un rebondissement de dernière minute accentue le côté mélodramatique de l'intrigue. Très bel usage du noir et blanc et de ses contrastes et un bémol pour l'interprétation, trop théâtrale et outrée, comme dans beaucoup de films mexicains des années 50.