MARAMA est une œuvre contenue.
Original par son thème et particulièrement pertinente dans son intention, le film adopte la forme du conte macabre pour mieux révéler les violences subies par le peuple maori sous la colonisation anglaise. Une histoire de femme, portée et transcendée par l’actrice Ariana Osborn, véritable âme et pilier du film.
D’une facture solide, l’œuvre manque toutefois d’abandon. Elle souffre d’un style formel parfois trop appliqué et d’images conventionnelles du genre. Le grand nombre de personnages rend également moins lisibles les intentions premières du scénario.
MARAMA reste néanmoins une porte d’entrée percutante vers un pan d’histoire trop souvent oublié, une réhabilitation nécessaire pour qui méconnaîtrait encore le peuple maori.