Lorsque l'on connaît quelques références autour de l'incontournable Marcel Pagnol sans pour autant en savoir énormément sur lui, Marcel et Monsieur Pagnol s'impose comme un immense plaisir cinéphilique.
Sylvain Chomet porte minutieusement à l'écran le style de la bande dessinée adaptée, en ajoutant une fluidité de transitions tout bonnement impressionnante : les souvenirs de l'enfance phocéenne de l'auteur sont alors intégrés sans entrechoc dans un présent, sans cesse dirigé vers une réminiscence permanente de son rapport au Sud, à son père instituteur et à sa défunte mère. En résulte une œuvre foutrement touchante sans jamais omettre un côté didactique intense : dès lors, bien que l'accent du sud ne chantera jamais assez pour dépasser la splendide bande originale de Stefano Bollani, je ressors avec l'envie de redécouvrir l'immense trilogie Marseillaise de l'auteur avec un regard neuf, et de plonger dans ses œuvres plus méconnues.
Marcel ! Tu me fends le cœur ! Mais heureusement, ton œuvre est là pour le réparer