Explication du titre : la fille ne s’appelle pas Jane mais Mora et l’action ne se passe pas à Paris, Texas mais à Venice, California ou à côté, par exemple Santa Monica..
C’est l’histoire d’un marin amoureux d’une sirène et quoi de plus normal, depuis Ulysse et l’Odyssée, que d’une sirène ce soit un marin qui en tombe amoureux jusqu’au fond de la mer ou bien de l’océan.
Sauf que si le marin est vraiment un marin, la sirène est une femme qui travaille comme attraction foraine dite « Mora la Sirène ».
Si c’est un film d’horreur, c’est l’horreur la plus tendre et la plus romantique (d’un romantisme noir et doux, et doux même s'il est noir, d’où la citation finale d’Edgar Allan Poe) qu’on puisse montrer au cinéma.
Si c’est un film d’horreur, c’est dans le genre produit par Val Lewton quelques vingt ans plus tôt avec ici une femme en noir qui vient dire à une plus jeune, attablée dans un lieu public, un message que le spectateur ne peut comprendre puisqu’il est transmis dans une langue étrangère qu’il est incapable d’ identifier.
Ça ne vous dit rien, cette scène ? Moi, ça me rappelle Cat People.
Le film doit beaucoup à son interprète, Linda Lawson, et je n’ai pas besoin d’être marin pour m’identifier sans problème au personnage de Denis Hopper.
Bref comme le marin a aimé la sirène ou la femme qui croyait en être une, j’ai aimé Night Tide.