Malheureuse dans son mariage avec un homme qui la trompe, une femme trouve son réconfort dans la poésie, qu'elle écrit si bien que son entourage lui conseille de les faire publier dans la presse. Peu après son divorce, elle découvre qu'elle a un cancer du sein, et durant son hospitalisation, elle va rencontrer un journaliste littéraire avec qui elle va avoir une courte liaison.
Sans doute lassée d'être considérée comme l'actrice de Mizoguchi, Naruse ou Ozu, Kinuyo Tanaka va enfin prendre son envol avec un sujet plus personnel, écrit par une femme, et tirée des mémoires d'une jeune femme experte dans la poésie qui fut fauchée par la maladie à seulement 31 ans. Le film est entièrement porté par Yumeji Tsukioka, qui incarne vraiment une femme-courage, qui n'hésite pas à demander le divorce, mais malgré les épreuves, elle va toujours garder sa dignité. Deux scènes l'en attestent ; celle où elle découvre la liaison adultérine de son mari et sa sortie de l'hopital où elle dévoile les signes de sa mastectomie à sa belle-soeur en prenant son bain.
Cependant, j'avoue avoir toujours du mal avec les films qui parlent de maladie, et avec celui-ci, je ne suis pas gâté, avec les nombreux séjours à l'hopital, les douleurs, sans oublier le final qui là, souffre d'énormément de pathos, c'est dix minutes de sensiblerie. Ce qui explique que le film est assez long, près de deux heures, mais je le pense peut-être moins abouti que ses deux premiers longs-métrages.
Cela dit, il y a des qualités évidentes de mise en scène ainsi que le jeu de Yumeji Tsukioka mais autant prévenir : préparez vos mouchoirs...