Melania est un documentaire qui ne prend jamais vie. C’est un « portrait » de la Première dame des États-Unis, mais c’est tellement orchestré, tellement retouché et tellement mis en scène qu’il dépasse à peine le niveau d’un infopub éhonté. Est-ce ringard ? Par moments, mais surtout, c’est inerte. On a l’impression que cela a été recousu à partir des chutes les plus anodines d’une émission de téléréalité. Melania ne livre presque aucun moment à découvert, se concentrant avec tant d’application sur son sujet, tandis qu’elle traverse des lieux en talons hauts, que l’ensemble en vient à ressembler à un spot de parfum de 104 minutes.