Durant l'été, dans une banlieue parisienne indéterminée, on va suivre sept hommes et femmes de 25 ans, amis d'enfance, qui se retrouvent durant une semaine pour ressasser des souvenirs, revoir leurs parents, ou faire le point sur leurs sentiments.


Memory Lane est le premier film réalisé par Mikhaël Hers, qui avait déjà une certaine réputation à travers plusieurs courts et moyens-métrages, dont Primrose Hill. Là, c'est un ensemble de plusieurs petites histoires, qui ne sont pas vraiment liées entre elles, sur un père à qui on a détecté une tumeur, un mec qui en pince encore pour une des filles du groupe et ainsi de suite. C'est un peu le souci avec cette histoire : l'absence d'une véritable colonne vertébrale narrative, ajouté à cela que la plupart de l'interprétation sonne plutôt faux. On croirait qu'ils lisent un texte, donnant parfois l'impression d'être dans le cinéma de Eric Rohmer (d'autant plus que Marie Rivière joue également un rôle ici), mais sans la grâce qui le caractérise. Mais surtout, ce qui me gêne, alors que ça devrait être un avantage, c'est que tout le monde donne l'impression de faire des démos pour prouver de quoi ils sont capables. De rire, de pleurer, de gueuler, de faire l'amour, ce qui est d'autant plus étrange que la plupart sont assez jeunes, ou peu connus, et de manière paradoxale, aucun d'entre eux n'a réellement percé au cinéma depuis si on excepte Lolita Chammah ou Dounia Sichov, la seule bonne actrice du film.


Mais je ne retire en rien les qualités du film, notamment de suggérer une forte présence de la nature, et si je n'ai que Amanda à ce jour, le cinéma de Mikhael Hers est tout de même prometteur.

Boubakar
5
Écrit par

Créée

le 3 mai 2024

Critique lue 31 fois

Boubakar

Écrit par

Critique lue 31 fois

D'autres avis sur Memory Lane

Memory Lane

Memory Lane

10

JanosValuska

le 19 déc. 2014

Suivre

Spleen et idéal.

En évitant les poncifs nostalgiques et mélancoliques inhérents aux films du genre, Memory Lane observe le chemin parcouru, scrute les détails qui ont fait le passé, interroge le présent et semble...

Memory Lane

Memory Lane

5

Homlett

le 19 nov. 2010

Suivre

Critique de Memory Lane par Homlett

Cinématographiquement, au début, c'est carrément grotesque. Genre « Plus belle la vie ». Après ça s'améliore (ou on s'habitue) et disons que "ça passe". Autant dire donc qu'on n'ira pas pour ses...

Memory Lane

Memory Lane

9

LeBlogDuCinéma

le 12 déc. 2010

Suivre

Critique de Memory Lane par Le Blog Du Cinéma

C'est beau comme une chanson des Beatles. Un peu de vague à l'âme. Un souvenir. Des amis se retrouvent au mois d'août dans la ville de leur enfance à côté de Paris. Les Grecs célébraient pendant ce...

Du même critique

Prey

Prey

3

Boubakar

le 7 août 2022

Suivre

Leave Predator alone !

Au XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...

Massacre à la tronçonneuse

Massacre à la tronçonneuse

3

Boubakar

le 18 févr. 2022

Suivre

On tronçonne tout...

(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...

Total recall

Total recall

7

Boubakar

le 11 nov. 2012

Suivre

Arnold Strong.

Longtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...