Mes petites amoureuses, de Jean Eustache, semi-autobiographique, raconte un éveil aux sens, au monde du travail (et au cinéma) d'un jeune garçon empêché de poursuivre ses études. Entre Pessac et Narbonne, le cinéaste réalise une œuvre impressionniste, une suite de vignettes douce-amères, parfois commentées en voix off (pas nécessaire) et sans musique, après le Douce France de Trenet en ouverture. L'interprétation blanche des jeunes acteurs rappelle Bresson, le naturalisme n'est pas celui de Pialat (que l'on est ravi de voir interprète, même brièvement) et Nestor Almendros sait capter la lumière du sud de la France. Que Eustache n'ait pu tourner que 2 longs-métrages et une poignée de courts et de moyens est désolant.

Cinephile-doux
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le 22 mai 2022

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