Avec Midnight Special, Jeff Nichols perd ce fil rouge qui faisait de ses trois premiers films le début d’une oeuvre déjà dense et fascinante : le southern gothic et son environnement fantasmagorique. En choisissant de s’émanciper figurativement (choix ironique quand l’on sait que Midnight Special est son premier film pour un grand studio), Nichols perd paradoxalement tout le mystère qui animait Shotgun Stories, Take Shelter et Mud, très ancrés dans le réel. L’hommage très (trop) appuyé au Spielberg des années 80 achève de faire de Midnight Special un objet malheureusement un peu impersonnel, un squelette d’intellectualisation sans chair émotionnelle.

Créée

le 15 sept. 2018

Critique lue 141 fois

François Lam

Écrit par

Critique lue 141 fois

D'autres avis sur Midnight Special

Midnight Special

Midnight Special

8

Sergent_Pepper

le 17 mars 2016

Suivre

Duplicity lights

Il faut un certain temps pour mettre le doigt sur l’emprise générée par Midnight Special. Parce qu’il est accidenté, parce qu’il n’est pas exempt de défauts, le trajet qu’il propose nous embarque...

Midnight Special

Midnight Special

8

Behind_the_Mask

le 23 mars 2016

Suivre

Shine a light

Midnight Special commence dans le noir. Dans une voiture qui roule de nuit tous phares éteints. Avec, sur la banquette arrière, un enfant qui lit des vieux Action Comics à travers une drôle de paire...

Midnight Special

Midnight Special

8

DjeeVanCleef

le 12 févr. 2017

Suivre

Au nom du fils

Il regardait le soleil droit dans les yeux et ça ne lui faisait pas peur. On lui avait dit que c'était dangereux, qu'il allait devenir aveugle. Les grands et leurs lois ne l'impressionnaient pas...

Du même critique

Persepolis

Persepolis

4

Francois-Corda

le 16 sept. 2018

Suivre
Dernière modification

le 6 juin 2024

Critique de Persepolis par François Lam

Persepolis, ou une sorte d’idéal bobo gonflant qui enterre tous les enjeux (la révolution sous-jacente en Iran, l’expatriation, l’adolescence torturée), le tout relayé par cette enfant dont...

Les Chambres rouges

Les Chambres rouges

4

Francois-Corda

le 24 janv. 2024

Suivre

Les siestes blanches

La salle de procès qui introduit Les Chambres rouges est d'un blanc immaculé et incarne aussi bien l'inoffensivité de son propos que le vide existentiel qui traverse son héroïne Kelly-Anne. On ne...

Civil War

Civil War

5

Francois-Corda

le 21 avr. 2024

Suivre

Critique de Civil War par François Lam

En interview dans le numéro d’avril de Mad Movies, Alex Garland se réclame d’un cinéma adulte qui ne donnerait pas toutes les clés de compréhension aux spectateurs, à l’instar du récent Anatomie...