Une claque esthétique.
La lumière crue, presque aveuglante du jour, tranche avec l’obscurité familière des thrillers, où l’horreur préfère d’ordinaire se tapir dans la pénombre. Ici, tout est éclatant : l’étrange s’installe en plein soleil, dans la chaleur écrasante de l’été. Cette communauté inquiétante, ses rituels hypnotiques, fascinent autant qu’ils dérangent et dévoilent leur violence inouïe et crue. Chaque plan est une pépite visuelle, à la fois sublime et terrifiant — comme si la beauté elle-même devenait un piège. Un film dont je ne suis pas sortie indemne.