Tout ça pour ça. 30 années à nous divertir, à se renouveler... avant de lentement s'enfermer dans un cocon paralysant.


Après une première partie un peu trop généreuse et laissant en suspens beaucoup de questions, Tom Cruise se devait de nous offrir une suite à ce diptyque digne de ce nom, concluant par la même occasion l'arc de son personnage entamé en 1996.

Las, ce qui devait s'apparenter à la fin du règne béni de son producteur-acteur-star se sera bel et bien transformé en un interminable egotrip, finissant de rendre sa tendre saga comme son personnage passablement ringards et dispensables dans le grand paysage des films d'action actuel.


Avec un générique d’intro ne démarrant qu’au bout de la 23ème minute, j'ai d'abord eu très peur. Puis, si tout n'a pas été à jeter, force est de constater que jamais un MI n’aura été aussi gras, et aussi peu un bon film.


Alors oui la production est toujours plus dantesque mais voilà, ça ne suffit pas mon cher Tom, et au lieu de peaufiner tes cascades en avion ç'aurait été bien de siphonner une partie du scénario pour en pondre un plus équilibré, et avec de meilleurs dialogues au passage.


Tout est balancé brut de pomme, les dialogues sont imbuvables, on se tape des flashbacks en permanence alors qu’on aurait pu économiser 40min d’attention, parfois ça traîne la patte, parfois tout est trop vite expédié. Un passage par le chemin des raccourcis, un tour sur l’allée des retcons, et on n'oublie pas de passer sur la route de la nostalgie.


Hunt n’est plus que l’ombre de lui-même, un super-héros qui ne dit pas son nom et qui fait tout pour nous montrer que c'est le plus grand coeur sur cette bonne Terre, bringuebalant d'une péripétie à l'autre en pilote automatique. Si Benji est en retrait pendant une majeure partie du film, Pegg a l’occasion de donner de sa personne sur le dernier tiers. Nous ne parlerons pas de Luther. Le charisme en or massif de Hayley Atwell lui permet de survoler l’ensemble sans effort, mais elle souffre hélas du douloureux rôle de remplaçante de celle qui aurait dû être aux côtés d’Ethan jusqu'à la fin. J'ai bien aimé son perso malgré tout. Le reste du troupeau peine à réellement briller, beaucoup de bonnes têtes qui n’ont hélas pas la chance d’avoir assez de temps pour elles.


Gabriel aurait pu partager ce lourd fardeau à deux, mais finalement il s’octroie la place du pire antagoniste à lui seul, tant pis pour l'IA consternante. Faut attendre la fin mais franchement, ça se savoure comme jamais.


Le morceau de bravoure sous-marin était très sympa, une redite perfectionnée de celle vue dans Rogue Nation et que j'ai beaucoup aimé, en revanche celui dans les airs m’a paru très longuet et moins prenant que celui offert dans Fallout, quoique contrebalancé par un bel esprit l’équipe de la part de la team B (idem dans Fallout d'ailleurs).


Pompeux, trop long, pas assez bien équilibré et malgré quelques bons éléments, c'est sur une bien triste note que s'achève cette bien belle saga.

Chernobill
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le 20 août 2025

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Chernobill

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