Teenage Mutant Ninja Turtles constitue ce qui se fait de pire en matière d’adaptation – plutôt de réadaptation – sur grand écran d’un comic book : il met à mort l’imagination au profit d’un ensemble de tics chers au blockbuster régressif, avec ce second degré nauséabond qui marque les superproductions contemporaines du sceau de la bêtise. Le film semble se dégrader alors même qu’on le consomme, tel un produit ultratransformé dont on gave les enfants : le sucre serait ce mélange d’humour prout et de situations convenues, les exhausteurs de goût la musique pompière de Brian Tyler, les colorants les effets visuels, l’emballage ce substitut d’actrice en jaune éclatant qu’il faudrait commercialiser au rayon plantes d’intérieur. Aucune mise en scène, sinon le pilotage automatique des productions Michael Bay : beaucoup de bruit pour rien, un gavage visuel et sonore.
Revenons au long métrage de 1990 et aux séries animées de la même époque.