Nino apprend un vendredi, qu'il est atteint d'un cancer et qu'il doit commencer son traitement à compter du lundi suivant. C'est durant le week-end qui le sépare de cette échéance qu'on va le suivre. En découle le portrait d'un jeune homme secoué par cette nouvelle dans un Paris qu'il parcourt à la rencontre de proches, d'amis, de relations passagère fortuites, qui ont en commun qu'à aucune d'elles, il ne parvient à confier son état. Le tout rythmé par les facéties de la destinée qui prendront la forme de la recherche de ses clefs d'appartement et de la nécessité, conséquence de son cancer, de devoir faire un prélèvement de son sperme pour lui assurer la possibilité dans le futur de procréer. L'aspect comédie noire qu'apportent ces quêtes se conjuguant dans un équilibre assez remarquable avec l'angoisse née de son diagnostic qu'il porte seul. Le film néanmoins fait le choix de dire à Nino et au spectateur, qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, le cancer a été détecté très tôt, que sa survie est pour ainsi dire garantie. Cela m'a empêché l'attache émotionnel vis à vis de Nino qui illustre dès lors davantage une jeunesse urbaine, active, socialement intégrée mais paradoxalement extrêmement isolée.