Tout est dans le titre. C'est à dire rien. Mais je me comprends.

Popopopopooooom... il fallait bien que ça arrive, avec son triste cortège de patatras.


Pariant sur Vincenzo Natali comme sur une valeur sûre (Cube et Cypher, quand même) et n'écoutant que les critiques dithyrambique vantant la cultitude de ce Nothing (jusqu'ici hors de prix), je suis parti gagnant, sans l'ombre d'un doute, convaincu que j'allais me régaler pendant une petite heure vingt d'étrangeté décalée, de surréalisme - et d'angoisse, même, peut-être.


Aux temps pour moi.


J'en serais pour mes frais, au propre comme au figuré. Ecrit et réalisé comme un film de potes, Nothing n'en a pas que les qualités, lorgnant du côté de ces comédies potaches fauchées - façon Dumb et Dumber pour deuxième partie de soirée sur Arté, ou vrai-faux film de Kevin Smith sans Kevin Smith dedans.


On aurait pu se réjouir de retrouver la tête à claques du Mac Kay de Stargate s'il avait joué mieux qu'il n'avait co-écrit. Hélas, le surjeu crispant des acteurs (bloqués sur le mode "hystérie dans les aigus"), les situations supposées faire rire (on cherche encore pourquoi, aigus mis à part), les dialogues fatigants tant ils sont bavards mais ne disent rien, tout concourt à donner l'impression d'un projet d'étudiant de fin de cycle option théâtre cinglé, qui aurait été bien plus à sa place sur les planches de Broadway (et réduit de moitié).


Sans être insoutenable, le résultat n'est ni drôle, ni stimulant, ni particulièrement divertissant ; et l'ensemble se traine plus sûrement que la tortue des deux compères. On veut l'aimer, ce film, on cherche, on bataille, on pousse la mauvaise foi à fond, mais rien n'y fait.


L'ensemble vaut en sa qualité de curiosité cinéphilique, absurde de bout en bout, mais les cinq premières minutes promettent plus que le métrage n'a à offrir. Il manque de vrais personnages, de vrais acteurs et de vrais scénaristes à ce foutoir qui, sur papier, ne manque pas d'intérêt, mais qui se loupe à vouloir trop en faire sans jamais vraiment savoir où aller.

Créée

le 18 févr. 2018

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