Un conte fantastique folklorique d'une très grande beauté. Le noir et blanc joue sur la lumière, la surexposition ou l'atténuation pour gagner en intensité ou en douceur. Malheureusement la qualité de l'image peine à compenser l'absence totale de rythme de ce récit et ses nombreuses longueurs.
Ce village de damnés, survivant dans un hiver hostile, isolé du monde, hors du temps, est devenu le monde de la débrouille ; les serviteurs grugent et dépouillent leurs maîtres, troquent pour assurer une pitance ou accroître un trésor familial bien caché.
La sorcellerie et les rites païens accompagnent chacun pendant les événements de la vie. La mort et la vie cohabitent, les défunts conviés le temps d'une nuit partagent un repas et conversent, la peste sournoise vient parfois demander son dû et négocier...
Animaux, objets et humains partagent des âmes vagabondes que le Diable vient parfois récupérer.
Mais la magie ne peut malheureusement pas tout résoudre et laisse parfois les coeurs brisés.
Une adaptation réussie du roman d'Andrus Kivirähk les Groseilles de Novembre, un conte désespéré beaucoup plus sombre que le texte original.