Commençons par le positif : on ne s’ennuie pas dans ‘Nuit Blanche’ et le fait que les trois quarts du film se passent dans une boîte de nuit où tout le monde joue au chat et à la souris avec ici un sac de coke et là un gamin en otage est une idée intéressante… mais hélas encore trop mal exploitée.
Mince, j’avais dit le positif !… Autre point à saluer, la belle performance de Serge Riaboukine parfait en enfoiré première classe et bien sûr Julien Boisselier, toujours très bon mais on n’en attendait pas moins de l’un des meilleurs acteurs français… un peu méconnus.
Tomer Sisley par contre, le « héros » déjà vu dans les sous-produits comme ‘Largo Wynch’ est égal à lui-même… c’est-à-dire rien. Quant à Joey Starr, comme d’habitude on se demande ce qu’il fait là : il s’est perdu ?
Mais c’est bel et bien Tomer Sisley qui handicape sérieusement le film, lequel n’avait pas besoin de ça pour s’enfoncer dans la surenchère du n’importe quoi. Car si on ne s’y ennuie pas, les incohérences et rebondissements hautement improbables achèvent d’anéantir le peu de crédibilité qui lui restait.
La réalisation fait également dans le grand n’importe quoi avec une caméra à l’épaule secouée dans tous les sens, rendant toute action totalement illisible (la trilogie Burne dans les cordes !). Le plus ironique dans tout cela, c’est le polar français qui reproduit ce qu’Hollywood fait de pire : histoire abracadabrante et réalisation de merde !