monomaniaque, monomane
adjectif et nom : Qui a une manie, un goût exclusif, une habitude dominante.
Et c'est ce que fait le (jeune) réal qui opte pour un POV qui n'évolue jamais.
J'en sors, réaction à chaud, pas une critique. À la base très surpris qu'il y ait autant de jeunes (la 20aine), et finalement, en fin de film, me suis dit, je comprends. C'est le coeur de cible sur ce film de Blumhouse qui abaisse sa tranche d'âge/d'audience pour aller pécho des parts de marché jusqu'ici pas convoitées (en tout cas, pas en 1ère audience).
C'est très creux, beaucoup trop de jumpscare, inutilement inutiles. Les personnages n'évoluent pas. Ultra redondant. Les effets sur sa voix, la musique qui monte, puis s'arrête, puis reprend pour créer une tension (une fois ok, deux fois mwouai, mais tout le long du film, ça va quoi). C'est vraiment trèèèèèèèèès lent aussi.
Mais le pire, je trouve ça dingue que le réal ait choisi un mec tout candide, mignon, best friend, alors qu'il y aurait eu tellement mieux et pire à lui faire subir - à l'époque metoo - s'il avait été un vrai enfoiré (un peu comme Patrick B aujourd'hui, a plein de dossiers qui sortent les un après les autres). Là ça m'aurait parlé, là je me dis ok, ça va être intéressant de le voir réagir, et aussi de comment nous spectateurs ont réagirait.
Tout cela nous amène très vite à rapidement deviner la fin, suggérée et dite frontalement plusieurs fois assez tôt, donc aucune surprise si ce n'est deux secondes qui pourraient faire penser à une oeuvre de Shakespeare, et c'est couillon parce que ce moment pour le coup aurait mérité d'être étiré au maximum.
Mais je m'emballe, revenons à l'électro cardiogramme plat, le film ; en court métrage de 30min, je pourrais acheter. Là, 1h40, on s'emmerde, beaucoup.
Et je vais pas continuer, je m'arrête là. Big up malgré tout au casting qui s'en sort très bien (même si les perso n'évoluent pas). L'image est sobre, mais sans plus.
Y a deux ou trois plans gores mais c'est complètement gratuit et pas du tout jouissif pour le spectateur (contrairement à un massacre à la tronçonneuse ou dans les Scream).
Un film qui tourne en rond, comme le plan de fin avec cet effet de style qui n'a aucun intérêt si ce n'est de vouloir appuyer sur la mise en scène de ce même plan qui ne raconte rien, à l'image de cette histoire qui loupe sa cible, mais pas son audience jeune, qui elle semble raffoler de ce genre de projet.