Obsession
7.2
Obsession

Film de Curry Barker (2026)

Décidément ces dernières années nous ont réservé quelques petites pépites dans l'horreur semi grand public, je pense notamment aux propositions de l'année dernière avec bring her back et weapons. Outre la qualité de ces œuvres, j'aimerai pointer un thème commun, celui du contrôle sous plusieurs formes.


Décidément 2, à l'heure où j'écris cette critique en 2026, deux de mes visionnages préférés de 2026 tournent autour du couple avec un fort saupoudrage de malaise pour agrémenter le voyage (The drama). J'espère que ça n'est pas trop révélateur de vices cachés, je devrais sûrement en parler avec mon psy..


Déci.. c'est si dément (fier de ce jeu de mots)


Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je pense que la note suffit à faire comprendre que j'ai aimé cette proposition mais j'aimerais ajouter quelques pensées.


Ces pensées que j'aimerais rajouter pour apporter mon point de vue proviennent de réactions que j'ai entendues de spectateurs autour de moi dans la salle jusqu'à la fin du film, "putain elle est dingue", "trop bizarre cette meuf", "vraiment dérangeant".


Le tour de force du film réside selon moi dans sa capacité à comprendre et utiliser des clichés d'une romance idéalisée du point de vue d'un gars qui au premier abord serait qualifié de gentil.


Tout est mis en place pour, un garçon qui par manque de courage n'arrive pas à prendre le risque de se déclarer auprès de la fille qu'il pense aimer ça a toujours eu un côté attendrissant dans les scénarios.


Pourtant le retournement s'opère et on comprends par interstices que ce n'est pas l'amour qui anime notre protagoniste mais le désir, le pouvoir d'obtenir ce qu'on désire, le plaisir de conserver une emprise qui tourne à l'obsession.


Mais dans la réalité, il est bien difficile de lâcher prise et d'accepter de ne pas avoir le contrôle sur tout et tout le monde? D'accepter qu'au moment d'un choix, nous ne pouvons pas avoir une certitude absolue du résultat ? D'accepter de concevoir l'autre et ses propres émotions ?


L'utilisation par intermittence de l'humour permettant de créer ce contraste qui dédramatise des scènes pourtant sur le papier d'une gravité folle qui au fur et à mesure décline un ensemble de pieds de nez d'une ambition d'être aimé plus que tout.


Connard finalement entièrement acquis à la cause, le final glaçant jusqu'à la dernière minute, Bear n'ayant plus d'échappatoire décide de mettre fin à ses jours, mais pas pour libérer Nikki non, pour mettre fin à son propre calvaire pour cependant de revenir sur ce choix car peut-être il y avait t'il une autre solution que se tuer ?


Film d'horreur qui ferra frissonner les réticents du couple ainsi que les couples chevronnés. Devant un tel cynisme de l'humain, je ne sais pas vous mais je pense que je vais prolonger le chemin du célibat encore un peu le temps de réfléchir..


Ps : le titre de la critique est une référence à une ancienne critique sur le film " Bring her back", oui le giga melon c'est terrible :(


Augu
8
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le 17 mai 2026

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