Enfin un projet d'épouvante qui a le mérite d'affirmer sa propre grammaire. Obsession ne se laisse pas aller dans le travers visant à expliquer à tout bout de champ le pourquoi du comment. La mise en scène est efficace avec un format 4:3 renforçant la tension quant à une éventuelle présence. Le jeu d'acteur est impeccable : la performance de l'actrice jouant Niki est impressionnante dans sa capacité à transformer ses traits. Il reste que le rythme est dysharmonieux avec un exposé un peu long. La fin manque un peu de folie même si le film offre à lui seul deux trois scènes marquantes qui feraient rougir le reste des films de la boite de production de Blumhouse. C'est un constat mitigé dû à une attente générée par de nombreuses critiques dithyrambiques sur ce projet. Soyons un peu sérieux, c'est quand même un peu tiède.