J’ai fait pipi partout sur le tapis. Non vraiment, le film m’a eu, il fait peur.
La réal, je l’aime beaucoup, elle me fait beaucoup penser a skinamarink surtout quand elle joue avec le vide et le noir, même si parfois, même dans les moments d’horreur, ça glisse un peu vers le teen movie. C’est perso, mais bon, moi je fais l’amour au format 4:3, donc forcément ça me parle. Et puis c’est beau : la compo est agréable, l’OST est super cool… sauf quand ils en abusent. Par moments, ça donne un côté TikTok un peu relou. Mais dans les scènes d’horreur, c’est hyper bien utilisé. Le problème, c’est qu’une fois que t’as capté le code, la musique te spoil littéralement les jumpscares. La scène de la voiture ? J’ai su dès la première note qu’elle allait y passer. Depuis la scène du sandwich au chat (miam), c’était évident qu’elle finirait par mourir. Et Bear qui se barre voir sa pote pile au moment où Nikki part en vrille… c’était écrit sur son front qu’un truc allait mal tourner.
Parlons de Bear, d’ailleurs. J’ai rarement vu un red flag aussi massif. Tout le film, il se persuade qu’il ne profite pas d’elle. À part le vœu, évidemment. Bro… si t’étais honnête avec toi-même, t’aurais pas caché aussi longtemps que Nikki avait un sérieux problème. J’avais le seum qu’il dise rien. Mais bon, avoir un personnage qui est une merde, c’est pas un défaut. Là où ça devient chiant, c’est quand le scénario lui-même a des failles. Le délire des vœux, par exemple… c’est pas crédible. Pourquoi le monde n’est pas en feu ? On nous parle de plaintes, mais si tout le monde peut faire un vœu comme on apprend “boule de feu” à chaque villageois, la planète devrait être en cendres.
Et puis y’a des scènes qui auraient pu être tellement plus fortes. La soirée, par exemple. On nous montre que le perso principal est prêt à tout pour faire croire que son couple va bien. Alors pourquoi, au moment du Jenga, ne pas lui avoir laissé le choix de qui embrasser ? La tension aurait explosé. Il aurait forcément choisi Nikki, mais au moins il l’aurait choisie, pas un bisou forcé sorti de nulle part. Ça aurait rendu son déni plus crédible, et Nikki encore plus instable à l’idée qu’il ne la choisisse pas. C’était tellement évident.
Des missplays comme ça, j’en ai compté trois ou quatre où je me suis dit “putain, dommage”.
Je suis rentré chez moi en pensant au film, à ce que j’allais en dire. J’aurais pu rentrer en priant d’oublier cette horreur dramatique que ça aurait pu être… mais finalement ça va. Et puis ça “finit bien”. Enfin… bien… Nikki sort de l’enfer, quoi. Même si, vu que les vœux sont en vente libre à chaque coin de rue, la fin du monde est prévue pour demain matin.