Le thème du vœu qui tourne mal n est pas nouveau dans le cinéma d horreur mais obsession lui apporte des ramifications très actuelles. On y suit Bear un pur « incel » avec la collection de pulls la plus affreuse qui m a été donné de voir au cinéma qui fait le souhait que son crush l aime plus que tout au monde. Le film va alors partir vers le thriller horrifique jouant sur la carte du malaise et de l humour grinçant. Bien sûr il va parler de relations toxiques, du fait que Bear n aime pas Nikki mais qu il veut la posséder (comme son chat qu il vient de perdre) que sous son aspect de garçon timide se cache un agresseur sexuel (j ai clairement pris la scène de sexe pour une scène de viol par soumission chimique) en cela il fait ce que j aime dans le cinéma d horreur: explorer via du cinéma choc des thèmes bien plus profonds qu il ne laisse paraître au premier abord. La mise en scène et la cadre sont hyper soignés et c est d autant plus remarquable pour un premier film. Alors oui je lui ai trouvé ici ou là quelques problèmes d écriture, il aurait été intéressant de faire de Bear un personnage un peu moins falot pour que la charge soit plus forte, peut être un final un peu plus agressif et quelques coupes ici ou la. Mais l ensemble est ultra solide à l image de la prestation d Inde Navarrette qui est la révélation du film et déjà un réalisateur à suivre qui s inscrit je trouve après Ari Aster les frères Philippou et d autres dans une vraie vague de cinéma dérangeant.