ou du Gaspacho nouvelle génération. Très Désaltérant, les jours de canicule.
On n'échappe pas à la Scène de Déferlement de Violence Excessive (SDVE) qui "fonctionne" par comique d'exaspération.
On avait exactement la même scène dans In a Violent Nature (2025), They Will Kill You (2026), ou encore Send Help (2026).
Et cette SDVE désormais passage obligé dans le cinéma d'horreur "léger" en dit long sur notre accoutumance à la violence dans les sociétés post-Covidées, nunc-TikTokées ; il nous en faut désormais bien plus pour nous impacter, peut-être même bien trop justement, jusqu'à l'écoeurement, jusqu'à ce que la répétition guignolesque de la violence finisse par produire une rupture : ah c'est à cela que je suis en train d'assister ? Une femme martèle quinze fois le crâne d'une autre contre le volant d'une voiture....
L’horreur est ici et maintenant : notre société — en accoutumant ses locataires provisoires à la violence quotidienne via les médias et les réseaux — condamne, dans sa représentation visuelle, certains réalisateurs à devoir s’adapter : toujours plus loin dans les extrêmes pour émouvoir, un tant soit peu, des adulescents saturés d’images.
Mais le cinéma n'est pas un parc d'attraction... Et on peut espérer la pérennité d'un mouvement parallèle, moins bruyant, moins tape-à-l'oeil, plus suggestif dans l'horreur...
Car au jeu des figures de style, la litote l'emportera toujours sur l'hyperbole.