Plutôt partagé devant ce étrange voire parfois gênant mélange de comédie horrifique et véritable film d'épouvante, à la fois très adulescent et très adulte ...
Sorte de nouvelle Peau de chagrin sauce "toxicité", mot de psychologie de bazar de magazine féminin devenu très à la mode, Obsession narre les mésaventures d'un jeune homme épris dune belle dame sans merci, une Feodora ou Célimène moderne qui au moyen d'un talisman dit "One wish" a souhaité être aimé plus que tout au monde par celle-ci et subir les conséquences morbides et inattendues de son vœu. Sorte de Spider-Man: No Way Home où tout porte sur un vœu mal formulé qui autorise tous les délires possibles, ici horrifiques.
En termes d'épouvante, c'est un excellent film mais le gore y est parfois purement gratuit et traduit une crainte moderne de l'attachement, traduisant ce que recèle MeToo et son cortège d'absurdités. Après avoir redouté la forêt, symbole de la nature si inconnue du petit urbain de base, et la maison ancienne si vieille au moderniste bas du front, voilà que la nature humaine, si changeante et impropre à la représentation mercantile de la personne humaine par le mondialisme, vient effrayer les gens si déconnectés du réel originel.
Ces derniers trouveront dans Obsession leur "Coucou, fais-moi peur !"; les autres se trouveront gênés, oppressés voire hilare devant un vaudeville aux accents horrifiques, un brin nanardesque.
Nul doute que Inde Navarette a pris un pied infernal à jouer son personnage loufoque au possible, au point de devenir terrifiante tout en semant de gros blancs sur son passage. Elle porte le métrage sur ses épaules pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, des scène délirante à souhait; le pire, ce sont ses poses figées sur un sourire à la Smile ... en moins bien ...