Le film arnaque de l'année pour moi. Pourtant prometteur malgré son sujet déjà-vu de l'obsession amoureuse (en passant par Let her have to heaven à Liaison fatale ou même en passant par The craft à l'idée très similaire) mais avec néanmoins un traitement plus original et intimiste, une réalisation assez sobre, et des avis globalement très positifs. Tout partait plutôt bien, alors qu'est-ce qu'il se passe?
Le principal souci du film, c'est son schéma narratif, qui devient très répétitif. Elle se met à agir bizarrement (et ce dès le départ, sans escalade progressive), adoptant un comportement davantage étrange pour susciter du frisson qu'ayant un quelconque lien avec toute forme d'obsession, puis qui se met à hurler à la mort quand il tente de la calmer. Du coup, notre héros subit, et tente d'avoir une questiuon à ce sujet ("we have to talk about this or that") avant d'opter pour la fuite, et puis on passe à la séquence suivante, toujours dans la même veine, usant de la même combinaison inlasablement, et ainsi de suite, façon un jour sans fin. Cette répétition constante est aussi dûe au 2nd gros défaut du film: l'effarante passivité de Bear, le personnage principal, à cause de qui tout arrive grâce à son voeu. Le personnage subit, pendant presque 2h de film, un comportement troublant (au début) à "terrifiant" et violent sans que cela ne l'interpelle plus que ça, ne songe à prévenir les secours, ne fuie pour de bon, en parle à qui que ce soit... n'importe quoi! Spectateur des évènements, on assiste à un carnaval d'actions hallucinantes sous l'oeil nonchalant de Bear, à qui ça semble lui en toucher sans bouger l'autre comme on dit.
Cette passivité agaçante (et affligeante) doublée d'un rytrhme plus que redondant (on agit bizarrement, on braille en hystérique devant toute tentative de désamorçage, et on tente d'en parler au calme le lendemain matin, et tous les jours sur cette formule). M'étonne même que des associations féministes ne s'en soient pas encore mêlées pour crier au scandale... Sauf que cette recette finit même par nuire aux autres effets du film, comme sa plongée dans la violence, qu'on finit par suivre d'un oeil morne, ou encore ces fameux sourire forcés et figés que l'on croise dans maintenant la moitié des films de genre de puis Smile, qui prêtent désormais au ridicule. Bref, le film partait sur de bonnes bases avec ses intentions, son sujet et un retour vraiment positif tant presse que public, mais qui échoue, pour moi, à maintenir le cap dans son déroulement qui ne fait que se répéter en boucle et lasse devant tant d'inertie (si le protagoniste semble à peine concerné par la malédiction qu'il vient de provoquer (et vraisemblablement oubliée), difficile de l'être à sa place). Si Curry Barker est un bon réalisateur, ou qui s'en sort plutôt bien on va dire, il est clairement moins bon scénariste, et ne parvient jamais à compenser à l'écran ce qui lui fait défaut sur le papier, malgré ses efforts.