L’écriture a été particulièrement soignée ! L’actrice est exceptionnelle ! Les plans, l’ambiance… une belle maîtrise pour ce film.
Étant parfois cartésienne, j’ai cherché à comprendre la dérive du personnage de Nikki. Je me suis recentrée sur l’élément qui déclenche la problématique du film :
Le vœu du « héros » (un peu looseur, personnage peu charismatique, un brin insipide et donc ennuyeux) d’être aimé plus que tout par Nikki. Après coup, ça m’a fait repensé aux 3 règles des vœux irréalisables par le génie d’Aladdin (chacun ses réf). A savoir :
On ne peut pas souhaiter de tuer quelqu’un,
On ne peut pas demander de se faire aimer par quelqu’un,
et on ne peut pas faire revenir quelqu’un d’entre les morts.
Car ces 3 vœux sont totalement amoraux. Effectivement ici faire le vœu d’être aimé par quelqu’un force le consentement d’une personne qui n’a plus son libre arbitre et finalement le bug est inévitable dans le subconscient et on assiste à son combat interne, quand elle dit « Tue moi! » et il ne comprend pas à ce moment là pourquoi c’est si terrible pour elle de l’aimer lui… l’égoïsme du personnage… ce voeu c’est exactement comme si on « refaçonnait » le cerveau de quelqu’un (on le reprogramme comme une nouvelle commande informatique) ça crée forcément des dysfonctionnements et c’est tout simplement monstrueux et pas naturel… le vrai monstre dans l’histoire ce n’est pas elle, mais bien celui qui l’a fait devenir cette femme « possédée » et hystériquement amoureuse et jalouse contre son gré.
Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de faire un autre parallèle avec Frankenstein qui crée un monstre sans penser aux conséquences de sa vie après sa création. L’égoïsme dans toute sa splendeur. Créer le chaos d’une vie pour son propre plaisir, sa propre gloire sans jamais penser aux dommages infligés sur l’autre.
N’est-ce pas également le reflet de notre société actuelle quelque part ? Ne penser qu’à son propre plaisir ? Ne sommes nous pas tous un peu des monstres ?