Obsession
7.2
Obsession

Film de Curry Barker (2026)

Nous avons largement entamé l'année 2026, et une question commence sérieusement à se poser : à quand un bon film ? Un vrai. Le genre d'œuvre qui prend aux tripes, qui propose une véritable vision de mise en scène, un cinéma qui respire et qui vibre. J'avais naïvement placé quelques espoirs en allant voir Obsession. Avec un titre pareil, le contrat semblait clair : on s'attendait à de la fièvre, à de la tension, à une plongée vertigineuse et un peu sale dans la psyché humaine.

Le résultat ? Une douche d'eau tiède.

Le triomphe de la platitude
S'il ne fallait retenir qu'un seul mot pour qualifier Obsession, ce serait celui-ci : insipide. C'est un film qui n'a d'obsessif que le nom écrit en grosses lettres sur son affiche. Dès les vingt premières minutes, on comprend que l'on a affaire à un encéphalogramme plat.
Le scénario se déroule avec une prévisibilité affligeante, cochant toutes les cases du thriller psychologique "prêt-à-consommer" sans jamais oser la moindre fulgurance. Les personnages traversent l'écran comme des fantômes fatigués, débitant des dialogues d'une banalité confondante qui semblent avoir été générés par un algorithme réglé sur le mode "drame par défaut".

Le symptôme d'une année sans saveur…

Ce qui rend le visionnage d'Obsession particulièrement frustrant, c'est qu'il cristallise tout ce qui ne va pas dans les sorties de cette année. 2026 ressemble pour le moment à une longue traversée du désert cinématographique. On enchaîne les productions lisses, sur-calibrées, effrayées par la moindre prise de risque.
Obsession avait l'opportunité de secouer un peu le cocotier, de proposer de l'aspérité, du dérangeant. Au lieu de cela, la réalisation préfère se cacher derrière un académisme paresseux. La photographie est propre mais sans âme, le montage est d'une paresse absolue, et rien — absolument rien — ne vient perturber la digestion du spectateur. C'est du cinéma de salle d'attente.

Le verdict

On sort de la salle avec la désagréable sensation de n'avoir rien vu. Obsessions s'efface de la mémoire à la seconde même où le générique de fin commence à défiler, dissous dans sa propre banalité.
Bref, si vous cherchiez l'électrochoc qui allait enfin sauver l'année cinéma 2026, passez votre chemin. L'attente d'un grand film continue.

Créée

le 12 juil. 2026

Critique lue 8 fois

Marescal Lopez

Écrit par

Critique lue 8 fois

D'autres avis sur Obsession

Obsession

Obsession

5

Moizi

le 6 juil. 2026

Suivre

Appelle la police en fait...

Ok c'est pas déplaisant, les quasi deux heures passent relativement bien, mais franchement c'est beaucoup de bruit pour un film qui ne fait qu'arpenter des sentiers balisés alors qu'il avait à chaque...

Obsession

Obsession

8

Behind_the_Mask

le 15 mai 2026

Suivre

Coeur qui soupire doit se méfier de ce qu'il désire

La voilà donc la nouvelle bête horrifique, le nouveau phénomène de festival au bouche-à-oreille des plus flatteurs et à l'enthousiasme bien suspect.Le masqué, lui, s'est tout d'abord beaucoup méfié...

Obsession

Obsession

7

Sergent_Pepper

le 16 juin 2026

Suivre

Les amants du sang neuf

L’actualité cinématographique est plus généralement occupée par les crashs en série des blockbusters dépassant les 100 millions de budget que par le phénomène, bien plus rare, d’un film comme...

Du même critique

Dernier train pour Busan

Dernier train pour Busan

3

FrédérickFavre1

le 6 déc. 2017

Suivre

Ketchup and co !!

Un walking dead raté, si tant est qu'il fut réussi , arrosé à la sauce orangée

7 Boxes

7 Boxes

10

FrédérickFavre1

le 23 mai 2016

Suivre

After Hours Paraguayen

Adepte du cinéma latino, 7 cajas est une vraie deuxième pépite après Hamaca Paraguaya. Connaissant parfaitement les través du Mercado quattro d'Asuncion, l'atmosphère y est parfaite. le guarani y...

Hamaca Paraguaya

Hamaca Paraguaya

9

FrédérickFavre1

le 16 mai 2016

Suivre

Critique de Hamaca Paraguaya par Marescal Lopez

Prix "un certain regard" au festival de Cannes 2006, ce film mérite largement le détour