Nous avons largement entamé l'année 2026, et une question commence sérieusement à se poser : à quand un bon film ? Un vrai. Le genre d'œuvre qui prend aux tripes, qui propose une véritable vision de mise en scène, un cinéma qui respire et qui vibre. J'avais naïvement placé quelques espoirs en allant voir Obsession. Avec un titre pareil, le contrat semblait clair : on s'attendait à de la fièvre, à de la tension, à une plongée vertigineuse et un peu sale dans la psyché humaine.
Le résultat ? Une douche d'eau tiède.
Le triomphe de la platitude
S'il ne fallait retenir qu'un seul mot pour qualifier Obsession, ce serait celui-ci : insipide. C'est un film qui n'a d'obsessif que le nom écrit en grosses lettres sur son affiche. Dès les vingt premières minutes, on comprend que l'on a affaire à un encéphalogramme plat.
Le scénario se déroule avec une prévisibilité affligeante, cochant toutes les cases du thriller psychologique "prêt-à-consommer" sans jamais oser la moindre fulgurance. Les personnages traversent l'écran comme des fantômes fatigués, débitant des dialogues d'une banalité confondante qui semblent avoir été générés par un algorithme réglé sur le mode "drame par défaut".
Le symptôme d'une année sans saveur…
Ce qui rend le visionnage d'Obsession particulièrement frustrant, c'est qu'il cristallise tout ce qui ne va pas dans les sorties de cette année. 2026 ressemble pour le moment à une longue traversée du désert cinématographique. On enchaîne les productions lisses, sur-calibrées, effrayées par la moindre prise de risque.
Obsession avait l'opportunité de secouer un peu le cocotier, de proposer de l'aspérité, du dérangeant. Au lieu de cela, la réalisation préfère se cacher derrière un académisme paresseux. La photographie est propre mais sans âme, le montage est d'une paresse absolue, et rien — absolument rien — ne vient perturber la digestion du spectateur. C'est du cinéma de salle d'attente.
Le verdict
On sort de la salle avec la désagréable sensation de n'avoir rien vu. Obsessions s'efface de la mémoire à la seconde même où le générique de fin commence à défiler, dissous dans sa propre banalité.
Bref, si vous cherchiez l'électrochoc qui allait enfin sauver l'année cinéma 2026, passez votre chemin. L'attente d'un grand film continue.