Elle le regarde en robe de mariée noire, son sourire humide du sang qui coule pour alimenter le coeur de celui qu'elle aime.
Lui, enfin à la hauteur de ce qu'il prétendait être, il ne flippe plus de l'aimer puisqu'il ne veut plus recevoir, mais offrir.
Juliette et Roméo.
Et puis la musique surtout, le décor macabre, couvert de sang, tous les deux sont dans l'ombre d'une fleur qui a grandi sans le soleil. L'équilibre entre eux enfin établi.
Avant ça l'obsession, c'est à dire quand l'un aime pour les deux, et qui va changer de camp.
Chez Bear d'abord, minable et coupable, pauvre camé meurtri par le manque, le besoin de compléter l'absence sans la possibilité.
Chez Nikki ensuite, la victime, qui le sera à son tour, obsédée par le jeteur de sort qui s'est débarrassé égoïstement du poison en la contaminant.
C'est de cette asymétrie que va naître l'horreur. Non du sang. Non du macabre. Non des screamers. Mais d'un amour présent dans un seul coeur. Avant que leur romance horrifique ne se débarrasse progressivement de ses impuretés pour terminer et s'incarner dans leur regard.
Je n'ai pas compté mes larmes, parce que je ne les ai pas pleuré, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y en aurait eu bien plus que pour n'importe quels autres films d'amour.