Obsession a beau suivre le chemin balisé qu'on imagine, il s'avère régulièrement malin dans l'horreur grâce à des ruptures de rythme maîtrisées et portées par Inde Navarette, monumentale. Il est surtout d'une tristesse totale, où la véritable victime se retrouve enfermée à l'intérieur d'un corps qui n'est pas le sien, condamnée à supporter sans broncher le poids des actes d'un "héros" dont il est bien compliqué de partager la détresse.
(Plus qu'à espérer que les mascus de tous bords ne se prennent pas d'affection pour lui afin d'illustrer leurs délires sur les femmes hystériques qui leur voudraient du mal)