Quand il y a un engouement pareil autour d’un film, c’est soit tout, soit rien. Avec Obsession, je dirais que nous sommes face à un phénomène qui n’arrive qu’une seule fois par décennie. Curry Baker nous a offert ce qui est, à mes yeux, un pur chef-d’œuvre. Le film dispose d’une mise en scène parfaite, qui joue notamment sur les perspectives, avec des éléments placés au fond du décor, mais aussi sur la gestion de la tension, en prenant un événement inévitable et globalement prévisible pour le rendre surprenant. Tout est maîtrisé de bout en bout, notamment grâce à une utilisation de la musique absolument parfaite, qui fait monter la tension avant de la faire redescendre instantanément à plusieurs moments. L’écriture est également excellente, avec une escalade de la perte de contrôle comme j’en ai rarement vue. En fait, c’est exactement le ressenti que j’ai eu en sortant de la salle : Obsession, c’est du jamais-vu. Ce qui fait évidemment la force du film, en plus de tout le reste, c’est son duo principal, qui nous offre des prestations absolument magistrales, notamment Inde Navarrette, devenue l’un de nos plus gros cauchemars. Pas juste une claque, mais un véritable KO. Je pense que le réalisateur et le duo principal vont avoir Hollywood à leurs pieds après ça. Nous sommes clairement face à ce que Blumhouse peut offrir de mieux.