Il fallait que j'en aie le cœur net : quel était donc ce film mystérieux dont ma mère parlait régulièrement, elle qui n'use que rarement de références cinématographiques à l'heure d'illustrer ses propos ? Tonnerre Culture en a organisé la projection au cinéma hier soir, l'occasion était trop belle. Malgré tout, il me manque un morceau de l'histoire d'une taille indéterminée car... j'ai piqué du nez ! Première fois de ma vie, et, le comble, sur des morceaux de samba tonitruants ! Il faut élucider cette énigme. Comment ce film culte et multiprimé a-t-il pu réaliser cet exploit ? La première partie saute pourtant aux yeux et aux oreilles sans ménagement : des comédiens au jeu plutôt grossier piaillent des répliques pas franchement mémorables à longueur de plans, pour couvrir les rythmes endiablés qui résonnent en permanence en fond sonore. J'aurais dû avoir les nerfs en pelote. Mais mon cerveau a plutôt décidé de tirer le rideau pour s'éviter une trop long épreuve. Bref, quand j'ai émergé, Orfeu et Euridyce étaient dans les bras l'un de l'autre et s'engageaient dans cette malheureuse idylle qui allait mener inexorablement à leur perte. Il faut avouer que la toute fin, pendant le carnaval, m'a tenue en haleine; non pas vraiment en raison de l'insoutenable suspense - on savait tous bien vers quoi on s'acheminait résolument - mais plutôt en raison d'une réalisation assez brillante et de trouvailles scénaristiques astucieuses. Les mâchoires du Destin se referment sur le jeune couple pendant que la ville sombre dans une sorte de transe frénétique; ils sont tous là, Hermès, Cerbère, la Mort, incarnés avec à la fois fantaisie et réalisme par des personnages banals plongés dans la folie du Carnaval, tandis que la police tente vainement de maintenir un semblant d'ordre dans la cité livrée à la samba. En résumé, un bilan mitigé, mais pas aussi négatif que j'aurais pu le penser du premier film de ma vie qui m'a produit l'effet d'un documentaire sur la bonne de Proust...

Le 9 octobre 2021

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Orfeu Negro
Antofisherb
4
Orfeu Negro

Je n'ai pas de jeu de mot ni de référence intelligente à faire pour le titre de cette critique

Qu'un tel film ai eu la Palme d'or m'est incompréhensible. Enfin si, je le comprend, ça vient d'une fascination de l'époque pour l'exotisme, pour un regard d'Occidental (le film étant réalisé par un...

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il y a 6 ans

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Orfeu Negro
socrate
7
Orfeu Negro

Une joyeuse tragédie

J'ai toujours été fasciné par le mythe d'Orphée et voilà que je découvre ce film qui revisite la légende, mais dans le cadre pour le moins exotique de Rio ! J'ai été, sur ce point, un peu déçu, dans...

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il y a 11 ans

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Orfeu Negro
Elg
7
Orfeu Negro

Amour et mort carnavalesques

Certains films méritent d’être remis dans leur contexte pour que l’on puisse en mesurer l’impact. C’est le cas d’Orfeu negro récipiendaire de la palme d’Or à Cannes en 1959 devant Les quatre cents...

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il y a 3 ans

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Watchmen
ChristineDeschamps
5
Watchmen

Critique de Watchmen par Christine Deschamps

Il va vraiment falloir que je relise le somptueux roman graphique anglais pour aller exhumer à la pince à épiler les références étalées dans ce gloubiboulga pas toujours très digeste, qui recèle...

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Chernobyl
ChristineDeschamps
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Chernobyl

Critique de Chernobyl par Christine Deschamps

Je ne peux guère prétendre y entendre quoi que ce soit à la fission nucléaire et, comme pas mal de gens, je présume, je suis bien contente d'avoir de l'électricité en quantité tout en étant...

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La Vérité sur l'affaire Harry Québert
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Critique de La Vérité sur l'affaire Harry Québert par Christine Deschamps

Un livre que j'avais vraiment dévoré adapté en minisérie par le maître Jean-Jacques Annaud. Il y avait de quoi être impatiente, même sans avoir vu le moindre teaser indécent de TF1, chaîne dont je...

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