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Film totalement épuisant, et qui cherche à l'être, sans doute, à la fois virtuose et piégé par sa virtuosité. Quelle place nous est impartie sinon celle de subir, comme de malheureux cobayes plus ou moins consentants, la démesure et le grotesque hystérique des scènes qui s'enchaînent comme autant de dispositifs de mise à feu ? On pense à un certain théâtre contemporain où politique et putasserie vont de pair (Julien Gosselin & co), ou à un croisement hype de Kirill Serebrennikov et Ruben Ostlund (tout le début avec la satire des riches renvoie à SANS FILTRE), soit une certaine tendance du ciné de festival international "chic et punk" (pauvres punks...)
Le personnage principal est une sorte d'endive suragitée mais endive malgré tout, qui prostitue son art (il compose la musique d'un chant guerrier pour Tsahal), ce qui nous vaut un portrait d'Israël en nouvelle Sodome et Gomorrhe. Gros plans de lèvres bien lécheuses, rails de coke sur les fesses, caméra tremblante sur grosse techno, tout cet attirail hyper lourd pour dire quoi ? Que les israéliens sont schizos, à la fois intégristes et dépravés ? Vision finalement fort puritaine... Il est indéniable que l'ensemble est inventif, fort et singulier, mais que de confusion et de testostérone.... Alice Leroy, dans les Cahiers du Cinéma l'exprime parfaitement : " Lapid tente de saisir le cynisme du fascisme actuel qui non seulement ne cherche plus à dissimuler son obscénité mais la publicise. A ce jeu trouble de répondre à l'obscénité contemporaine en la redoublant par la mise en scène, le cinéma est toujours perdant. Parce qu'il ne produit pas l'effet miroir escompté : où sont la société israélienne et son adhésion massive au génocide commis en son nom à Gaza ? Pas dans ce film qui dépeint une élite décadente et un couple d'artistes précaires disposés à tous les compromis. Il n'y a ni débat ni dialectique possible dans un film où la parole n'est plus qu'un monologue vociféré dans le désert."
Créée
le 25 sept. 2025
Modifiée
le 21 déc. 2025
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