Tac-tac, tac-tac, tac-tac, c'est avec ce son que s'ouvre le film. Partick entend les coups qui viennent frapper le mur derrière lequel se trouve son lit. La répétition de ce bruit l’empêche clairement de dormir. Il faut dire aussi que ce son ce n'est pas n'importe lequel, c'est celui de sa mère qui est entrain de se faire tringler dans la pièce d'à coté. Il y a là de quoi être traumatisé, même quand on est un grand enfant comme lui, d'autant que la chose à l'air courante pour cette femme. Patrick n'a certainement connu depuis toujours que la vie de sa folle de mère. Elle l'a nourrit au son de sa vie faite de débauche. Le jeune homme finira par tuer sa nympho de mère. Ce meurtre fera de Partick un légume maintenu en vie sur un lit d’hôpital. Inutile de se le cacher le film est grossièrement construit, car personne n'est surpris qu'un gars inerte puisse taper sur une machine à écrire par télépathie. L'infirmière à deux secondes d’étonnement puis tout devient normal pour elle. Patrick est une petite série B, c'est bourré d’incohérences, c'est sommairement interprété, la lumière est moche, ça ne fait pas beaucoup de qualités. Mais le film reste efficace grâce à son ambiance.