Pillion
6.8
Pillion

Film de Harry Lighton (2025)

Pour son premier long métrage le réalisateur anglais Harry Lighton dévoile une audacieuse romance gay, entre un charismatique leader d'un club de bikers homosexuels et un homme introverti vivant modestement encore chez ses parents très protecteurs.


Dès la première scène et de manière vrombissante le spectateur est embarqué poignee dans le coin sur ce "Pillion" (siège en cuir situé à l'arrière du pilote d'une moto) vers une lost way où le mystère va très vite se décasquer au comptoir d'un bar. Comme un "enfant de chœur" qui se produit en chorale, Colin jeune homme introverti (épatant et touchant Harry Melling), va se faire couper l'herbe sous le pied puis cueillir comme une fleur sans racine sentimentale, par Ray l'Appolon motard (charismatique et sexy Alexander Skarsgård).


Au premier rendez-vous en pleine ruelle, qui ne sera pas une impasse, le ton de la relation intime est donné, et Colin troublé répond en corps aux désirs dominateurs de Ray, sans piper un mot...De l'organe chantant à celui déployé sous ses yeux dévoués Colin va pénetrer avec dévotion dans cette sulfureuse relation bdsm avec une aptitude qui va se découvrir en lui et s'épanouir, à mesure que la relation perdure auprès de son maitre sexy. Régulièrement à ses pieds et n''écoutant docilement que la voix de son maître, collier d'appartenance autour du cou, le jeune homme tente de répondre au mieux à tous les désirs sexuels ou gustatifs de celui-ci, qui possède toutes les clés psychologiques et corporelles de cette union des âmes et des corps.


Le récit explore de manière crue mais jamais vulgaire cette atypique fusion homosexuelle grâce à un brillant scénario (justement récompensé au Festival de Cannes 2025 dans la section Un Certain Regard) qui alterne judicieusement les séquences brutales, drôles et tendres déjouant ainsi d'éventuelles séquences attendues où même un dur en cuir peut exprimer finalement de la douceur avant la fuite, pour ne pas chuter....?


Ce surprenant long métrage queer se révèle, malgré sa prppre singularité, assez universel dans son exploration pertinente de l'intimité du couple et de nos propres désirs enfouis, et nos étonnantes capacités à se soumettre à tout pour plaire à celle où celui qui nous est si chair... Au risque de se perdre ou de mieux se trouver !

seb2046
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le 10 mars 2026

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