C’est typiquement le genre de film que je n’aurais, sans doute, jamais regardé si mon père ne m’avait pas proposé de le voir ensemble. Les Pink Floyd ont mis à disposition la totalité de leurs films gratuitement sur Youtube. Nous en avons profité. Mon père l’a regardé bien plus d’une fois et le connaît par cœur. Moi, c’était la première fois.
Ce n’était pas un film à proprement parler, mais plutôt un long clip de plus d’une heure. Il y a un mélange de scènes filmées et de scènes animées. La démarche artistique est super intéressante, notamment par sa scénographie que j’ai trouvé incroyable. On retrouve des éléments de décors qui se ressemblent avec des lumières et des environnements différents comme les deux marteaux croisés symbolique d’une dictature et la lampe avec un canapé, un fauteuil ou une chaise pour s’asseoir.
Ce n’est donc pas un biopic. Pourtant, on retrouve certains aspects d’une vie : l’absence d’un père mort pendant la Seconde Guerre mondiale, l’absence de présence et de l’amour d’une mère qui ne choisit jamais son enfant et son bien-être, des moments de solitude, des moments de dépression, des moments de romance, des moments durs de rupture et de tromperie, ds moments passés avec des groupies qui ont l’air d’être traumatisants, et des pensées très noires. Globalement, on voit qu’il y a un vrai problème avec les femmes en commençant par sa relation avec sa mère.
Mon moment préféré est sur l'éducation à l’école qui brime la créativité, ne se base que sur l’uniformisation d’un collectif plutôt que le développement de talent plus individuel qui servirait une part créative du collectif, de ses imaginaires, etc. C’est très graphique, très imagé. Le travail pour la synchronisation des chorégraphies a dû demander tant d’heures.
Je suis impressionnée par le résultat global et j’en retiendrais la démarche artistique et les messages politiques sur la Seconde Guerre mondiale, l’éducation, le mur de Berlin, la créativité et l’assemblement de tout. C’était très pertinent et intéressant à découvrir.