La narration à triple trame des début laissait espérer plus d'audace dans le reste du film. Dommage, car assez rapidement nous échouons encore et toujours sur les rives des clichés.
Virginie effira est la flicette humaniste mais en même temps désabusée. Recherchant dans son travail le frisson et le sens qu'elle a perdu chez elle.
Omar sy campe le flic noir dans un commissariat de blancs. Zélé dans son métier, oublieux des problèmes que les autres personnes noires peuvent avoir avec la pokice, il fait son métier comme on respire. Sans réflexions.
Grégory gadebois joue son rôle. Éternel. Cinquantenaire vide de sens, bouffi par l'alcool et la frustration. Il est le facho de l'équipe. Celui qui obéit parce que, mais surtout à cause de. A cause de sa vie, a cause de sa femme, à cause de l'alcool, à cause de la clope, à cause surtout du fait qur son travail est sa seule virilité. Sa vie est stérile, comme lui.
Des clichés donc. Mais qui fonctionnent pour une raison etrange. Is fonctionnent parce qu'on aimerait, on aimerait sincèrement que la police soient traversée par ces doutes. On aimerait que l'homme zélé soient aussi l'homme malheureux qui n'a de raisons de faire souffrir l'autre que pour oublier sa souffrance. On aimerait que la baceuse d'extreme droit soit aussi celle qui va devoir avoir recours à l'avortement. On aimerait aussi que le flic noir finisse par se rappeler que d'autres personnes noires subissent 10 fois plus de contrôles d'identité et remettent en cause la politique des quotas qu'on impose à la police.
Ces lignes de forces que le film nous montre à voir, sont-elles pures oeuvres de fictions ? Car jamais, jamais je n'ai entendu une histoire pareil. Que des flics aient, en leur âme et conscience, refusé de reconduire quelqu'un à la frontière. En somme ce film est efficace non car il nous permet de voir la police telle qu'elle est, mais telle que nous voudrions la voir. Faillible dans la force, faillible dans la faiblesse. Humaine, tout simplement.