Un jeune Yautja rejeté par son clan trouve un allié improbable en la personne d'une androïde endommagée dans sa quête de l'adversaire ultime ...
Quatrième long métrage réalisé par Dan Trachtenberg après un prometteur 10 Cloverfield Lane, un très léger Prey et un violent Killer of Killers.
Ces quatre films montrent invariablement de bonnes intentions de divertissement et un scénario empreint d'adolescence.
Tous - tels des jeux vidéo - ne manquent pas d'être spectaculaires mais rarement impressionnants et sans réel panache.
Bien qu'il soit logiquement difficile de faire passer émotions ou identification puisqu'aucun des personnages de l'histoire n'est humain, ainsi humaniser le Predator n'était pas la plus originale ou adroite façon de tenter de le faire ...
L'interprétation est moyenne.
Elle Fanning n'est pas aidée par un script et des dialogues niais et maniérés qui ne conviennent pas vraiment au robot qu'elle interprète, la justification de lui opposer un pendant nuisible ne servant pas d'excuse.
L'expression de Dimitrius Schuster-Koloamatangi se limite logiquement à l'expression corporelle de Dek et l'intensité de ses regards.
Les autres ne sont que faire-valoir ou chair à canon.
A l'exception de l'inutile mignonne créature de service le bestiaire est réussi, il convainc d'une planète hostile en tous points, complémenté si besoin par une végétation non moins agressive.
Les effets spéciaux sont propres et crédibles, l'action pas toujours lisible.
Décors et environnements (réels ou non) montrent également un certain soin.
La bande-son est anecdotique.
Une conclusion ouverte à une suite ne rendra pas plus mémorable un métrage générique (pas loin du tous publics) comparable à celui de 2022 par une narration efficace, sinon par trop de clichés et un certain manque de maturité scénaristique.
Amis pour la vie ... ?