De la merde dans les yeux, une licence culte encore transformée par disney en publicité pour jouet.
Car oui, les fans de la licence n'apprécieront sûrement pas que la jungle mystérieuse et colorée de McTiernan soit transformée en une planète numérique, reproduisant pandora mais en plus gris. Ce décor finissant d'ailleurs par laisser sa place aux sombres hangars en cgi.
Les fans de la licence ne seront pas non plus ravis de voir la créature mystérieuse et terrifiante transformée en paria en manque d'affection, dépourvu de camouflage et se faire aider par un robot sans jambe ainsi qu'une créature aussi moche que ridicule, faisant vaguement écho à Jar Jar binks.
Les fans de la licence, et les cinéphiles amateurs de jouissance et d'action ne seront pas ravis de voir un predator dont le sang coule à peine, et qui n'en fait pas couler du tout.
Mais j'ai apprécié. Pourquoi ? Comment ? N'étant pas particulièrement attaché au premier film ( bien qu'il soit excellent ) et n'ayant pas vu les suites, j'étais plutôt curieux de voir le predator devenir la proie. Le scènes d'action étaient assez sympathiques en réalité, suffisamment lisibles, dynamiques pour combler le manque d'intensité et le déjà vu.
Les monstres étaient à l'appel, et pardonnaient la débilité des dialogues.
Enfin bref, j'ai passé un bon moment, presque malgré moi. Trachenberg avait une idée, qui devait se résumer à : "suivre un predator dézinguer des gens" et il a tout de même su faire quelque chose du cahier des charges de ces enfoirés de disney.
Ah oui les jambes qui se battaient toutes seules c'était marrant.