Un peu comme la Warner faisait son auto-critique cynique sur sa propension à déterrer des licences pour faire de la thune (avec Space Jam 2 et Matrix Resurrection), Disney nous fait pareil avec les licences Alien et Predator...
Donc, là, en gros, Disney s'identifie à la Weyland-Yutani : là où la corporation du futur collecte des espèces pour "améliorer l'humanité" et surtout se faire de la thune dessus, Disney collecte des licences pour asseoir son modèle hégémonique (la famille, l'amitié, l'amour, le respect, le sens du sacrifice, vous savez toutes ces valeurs totalement absentes du coeur des vieilles merdes rances qui dirigent ces corpo) et surtout se faire de la thune dessus. Vraiment, aucun doute, Weyland-Disney, même combat.
Alors, certes, reconnaître qu'il y a pas pire monstre que l'humain, et particulièrement les riches avec des egos surdimensionnés (qui leur empêchent de voir qu'ils sont des déchets), oblige sans doute à humaniser ceux présentés comme le mal jusque là. Non mais, sérieux, c'est quoi le projet ? Les humains riches comme sommet de la pyramide des monstres dans tout le cosmos ? C'est la réalité, ça, pas de la science-fiction puis l'univers est assez grand pour tous les monstres faut croire.... Genre le symbolique phallique du Xenomorphe ou ethnique tribale du Yautja les émasculent alors on en fait des toutous (Alien Earth) ou des gentils génériques (Badlands) pour se placer top of the pop ? Mais, Disney, allons, vous pouvez très bien tous former une grande ronde de monstres sans avoir à adoucir les autres (c'est très urbain à vous ceci étant) : Xenomorphe, Yautja, actionnaires et autres têtes pensantes des grandes firmes de cinéma peuvent tourner ensemble, main dans la main (ce qui finira sans doute de manière grotesque comme tout ce qui est récupéré sans en comprendre le fond).
Puis, vous savez quoi ? Engagez-moi ! Je suis affreusement cynique et serai capable de vous pondre des scénars qui respectent le lore et les créatures, faire votre pseudo-autocritique , vous réduire symboliquement en cendres tout en asseyant votre domination en refaisant des films de qualité. Si ça c'est pas une promesse, sais pas c'qu'il vous faut !
Bref. Maintenant, stop, j'aimerai bien voir des films qui me racontent autre chose que du préchi-précha relou qui dénature l'identité-même de la licence pour que des fils de p.... sans vision se fassent mousser dans de bien trop jolis écrins (pour ce que ça a à raconter).
Le film en soi n'est pas désagréable mais je suis quasi sûr que, à la base, c'était un scénario initiatique lambda sur lequel ils ont greffé la licence Predator... Genre la créature mignonne, les valeurs terriblement humaines, la découverte de l’empathie (dont le frère et le héros étaient déjà pourvu donc aucune réelle évolution. Super cette absence de développement d'enjeux...). Qui, diable, a bien pu penser "Mais ouais, on peut en faire du Predator de ça !" ?
C'est joli, l'action est très lisible, ça aurait pu être chouette s'il avait eu le cran d'en faire une vraie licence autonome avec son propre lore mais le capitalisme est ce qu'il est et faut bien rentabiliser les licences acquises...