La Dysneyisation, ça a parfois du bon !

ALERT SPOILER !!!!!!!!!!!!!!


Avant toute chose, mettons les choses au clair dès le début: ”Dans la saga Predator, il y a le premier et ensuite il y a tous les autres” comme aurait très bien pu le dire Mister Fouad Astaire. Le premier est un grand classique du cinéma d’Action et de Science -Fiction. Et en ce qui concerne les suites, il y a à boire et à manger mais rien qui arrive à la cheville du premier film. Une fois qu’on a dit et surtout qu’on a compris ça (plus difficile là lol), ça permet déjà de mieux évaluer chaque suite à sa juste valeur.


Dan Trachtenberg avait déjà créé la surprise avec le précédent volet, ”Prey”, qui proposait une sorte de retour au source rafraîchissant. Un film plutôt plaisant, assez limpide bien qu’un peu trop sage à mon avis. Perso, je trouve que ca ronronnait par moment. Mais avec ce ”Predator Badlands”, ce Dan Trachtenberg qui est toujours au commande va confirmer son talent avec un volet de qualité qui me semble même supérieur à ”Prey”.


Déjà, on sort du trip où le Prédator débarque pour traquer des êtres humains et franchement au bout du 6ème ou du 7ème épisodes, ça fait du bien car je pense qu’on avait fait le tour de la question là dessus. Ici le Prédator devient non seulement le personnage principal mais aussi le héros du film. Après les 30 premières minutes, le métrage se transforme en une sorte de Buddy Movie où il devra faire équipe avec une humanoïde qui va l’aider dans sa mission.


Alors oui, le Prédator parle (il parle même beaucoup parfois) , il est plus vulnérable que d’habitude et on s’en rend compte dès les premières minutes. Et puis, il s’humanise au fur et à mesure que le film avance et devient même attachant et sympa. Pire encore, il fait même quelques câlins aussi ! Clairement, ça s’est Dysneyiser et lisser un peu : oui ce serait difficile de le nier. Et ca s’est même ”progressiser” aussi si on veut bien avec ce papa Prédator à la masculinité un peu trop toxique lol. Si on est prêt à accepter tous ces changements, il est difficile de bouder son plaisir car le film réussit à faire mouche dans ce qu’il entreprend. Et puis là où Arnold devait devenir bestial pour parvenir à vaincre le chasseur dans le premier film, le chasseur devra ici s’humaniser pour venir à bout de son adversaire : n’est ce pas là une excellante idée ?


Clairement, on a donc avec cette épisode un scénario simple, linéaire et captivant (et c’est ce que j’attend d’un film comme Predator! ) ;

une réalisation qui tient fort bien la route, avec une photographie tres chouette et qui fait moins ”film de plateforme ” que le précédent. On sent aussi que les moyens sont là au service d’un film bien rythmé sans etrê hystérique. Et puis surtout, c’est un spectacle généreux avec de nombreuses scènes d’actions globalement assez lisible et bien foutu mais aussi un peu d’humour et d’émotion (oui oui) qui viennent saupoudrer le tout. Les acteurs dans l’ensemble sont convaincants et on peut dire que le tandem entre le Predator (Dimitrius Schuster-Koloamatangi) et l’humanoïde (Elle Fanning) fonctionne bien et fait quelques étincelles.


Il y a peut être quelques petits défauts par ci par là comme par exemple une soundtrack certes correct mais franchement pas très mémorable .


Sans être le chef-d’oeuvre absolue, ce ”Predator Badlands” est donc un divertissement de bonne facture, bien équilibré et qui apporte un peu de fraicheur a une saga au final très inégale. Si on accepte la violence un peu plus aseptisé que d’habitude et ce coté plus grand public, difficile de ne pas prendre du plaisir devant le film.


jan-gers
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le 10 nov. 2025

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