Bonjour les amis (La phrase préférée des influenceurs qui vous prennent pour des cons), revenons aujourd'hui sur la dernière adaptation sur grand écran du plus célèbre chasseur extraterrestre. Alors pour commencer je n'ai pas du tout compris la polémique autour de l'humanisation du Predator, c'était pour ma part la meilleure idée de Badlands avec une volonté de ne pas répéter le schéma classique de la saga à savoir des humains traqués par un vilain méchant Predator. Ici on avait affaire au jeune membre d'une tribu en quête de reconnaissance paternelle et les scénaristes ont eu la bonne idée d'une part de lui faire parler son dialecte durant tout le film et d'autre part de ne pas chercher à le rendre sympathique ce qui aurait détruit toute la construction de ce dernier pour le final que je me garderais bien de vous révéler dans ses lignes. Ensuite j'ai été plutôt surpris par le personnage incarné par Elle Fanning qui apportait avec elle tout l'aspect humain du récit malgré le status de synthétique de cette dernière d'autant que sa double prestation en tant que Thia/Tessa lui permettait de montrer différentes palettes d'émotion assez subtiles. Après ne vous attendez pas à un truc de dingue non plus, le scénario était cousu de fil blanc avec des rebondissement prévisibles et une évolution gentillette des protagonistes jusqu'à un climax d'une parfaite bienpensance (Les scénaristes ont même choisi de renoncer à mettre des humains pour mettre seulement des synthétiques afin d'esquiver la censure lors des scènes d'action). Néanmoins je n'ai pas boudé mon plaisir et je me suis vraiment bien amusé devant ce parcours initiatique bien ficelé avec parfois de bonnes idées de mise en scène (Le combat de Thia avec ses jambes et son torse séparés exemple) mais Badlands ne sortait malheureusement jamais de la grosse série B pour atteindre l'excellence du classique intemporel de John McTiernian. Un bon divertissement pour les fans de la licence mais n'en attendez pas plus pour conclure cette critique.