Predator passé à la moulinette Disney, avec le prince, la princesse, la sorcière et le petit animal de compagnie. Tout est dégoulinant de déjà vu, c'est aussi mièvre et con qu'un avatar, mais chez les predators. Et niveau réal j'ai été particulièrement déconcerté par les scènes d'action totalement illisibles, ça part dans tous les sens, y'a 5 plans à la seconde avec des raccords qui n'ont parfois aucun sens ! On y comprend rien dans les mouvements des personnages ou alors faut avoir l’entraînement et s’être gavé de marvelleries depuis ses 10 ans, je sais pas. Visuellement, il y a 3 idées, des créatures sympas, mais même pas bien exploitées je trouve, l'ensemble ne fait pas réel, entre carton pate et CGI random, dure de croire à cet univers. Et échec principal, la créature totalement démystifiée. Fini le coté chasseur implacable, mystérieux, effrayant... le prédateur devient un humain super-héroique comme les autres avec ses doutes et ses questionnements moraux à la con...à croire que nous sommes incapables d'imaginer une altérité qui serait un tant soit peu originale et qu'il faille tout humaniser pour que le spectateur moyen ne soit pas perdu. C'est presque au niveau de l'alien transformé en chihuahua par l'affreuse série Earth, produite par qui déjà ? Le diable aux grandes oreilles est en train de ruiner le cinéma de genre populaire pour transformer tout ça en une mélasse standardisée, déclinant jusqu’à la nausée ses "licenses" ou "franchises", termes tirés du jargon commercial faut-il le rappeler et donc employés fort à propos. ça vend des films comme des boites de céréales ou des burgers, c'est ça le problème. Et si warner tombe finalement dans le giron de Netflix on pourra enfin assister au grand choc final des fossoyeurs du cinéma. Vivement !