NDLR : Bien qu’elle ne soit pas nécessaire à la compréhension de ce qui suit, une chronique intitulée Tarei’hasan S’ Gkaun-yte S’ Gkin-mara a été précédemment publiée à titre de préambule à la présente critique. Il y est question de la dérision que peut inspirer la démarche cinématographique de Dan Trachtenberg.
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“I am a Comanche, so it was really important that our spirit gets carried into this film.” - Dan Trachtenberg, about Prey
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Entériné de mauvaise foi…
J’accuse, j’exagère, je juge!
De la gauche, je dénonce l’imposture du langage dont est coupable Dan Trachtenberg alors que, de la droite, je condamne l’ensemble de son œuvre, irrespectueuse des codes cinématographiques implicites au Predator. À croire que sa création tente de masquer l’odieux de son incompétence d’inutiles fastidieux.
Une conclusion s’impose : ce réalisateur compte en fait au nombre des concepteurs ayant l'abject tâche d'extorquer au catalogue Disney la moindre parcelle de capital… Tout en violant, au besoin, l’intégrité de ce qui le compose.
À cette heure, accablé de pertes, Mickey n’en n’a plus que pour un Conseil d'Administration soucieux de retrouver ses bonus annuels. De là, promu chef des troupes, Picsou asservit âmes qui vivent à l’obturation du déficit conséquent à l’achat de la Fox.
De quoi s’évertuer à produire le moindre…
Et tenter d’en gaver le plus grand nombre.
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“He didn't disappear. He was skinned alive!” - Dutch, Predator, 1987
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Qu’à cela ne tienne…
Ma fidélité demeure au Predator.
J’entretiens pour la bête une passion qui perdure jusqu'à nos jours, par-delà le déficit du second opus. Une perte financière d’où origine la déception qui explique le manque de conviction de producteurs ayant échoué toutes suites à même quatre décennies.
Ironie du sort, ce sont ces innombrables retours au grand écran qui certifient l’importance de la bête à titre de monstre novateur de la SF contemporaine. Aussi, me suis-je obstiné à croire qu’un chasseur sachant chasser en vient à trouver chasse à sa mesure.
Mais, manque de pot, c’était sans compter qu’à l'issue des efforts contenus de la Fox, les rafales économiques allaient obliger la franchise en Disneyland. Là où, à renfort de princesses, elle s’est vu départie de son providentiel camouflage aux frais d’injections d’expertise locales.
Une intervention inconvenante par nécessité qui, en toute déraison logique, résulte en Prey (2022), soit en l’absurde imposition de Pocahontas en territoire intergalactique. Sans est suivi une spécialité maison en la création de Predator : Killer of Killers (2025), un long métrage d’animation destiné à engrosser Disney+ et son irrémédiable mal de streaming.
Puis, alors que ce titre tendait à dissiper le doute, se présente à la volée, Predator : Badlands… à la fois prématuré, par le bassin et le cordon ombilical noué au cou.
De quoi mettre un terme à la bêtes vindicative et cruelle emportant en trophée l'épinière sanglante de brutes désignée, tout en dissipant, dans la mesure, ce qui perdurait d’espoirs sachant chasser
Welcome dans l’introspection du Predator, sur fond de dialectes exotiques certifiés d’authenticité bancale. Une formule revue et corrigée, sauce Hollywood Pictures d’autrefois, avec au menu, l’immersion grand public à même les us et coutumes méconnues des yautjas.
Un Predator avec certification putassière…
Réusiné à la mesure du pécule familial.
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“Votre route est une succession d'interactions et d'apprentissages, où chaque pas, chaque visage et chaque savoir enrichit votre être et vous rapproche de votre plein potentiel.” - Affirmation portant sur la croissance personnelle continue
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Grant de la tâche à accomplir…
Badlands s’assure de trois fois rien.
Son scénario s’inspire candidement d’une réflexion sur le cheminement de l'existence. Plaquée à même un schéma actantiel en tenu d’Adam, la trame narrative minimale qui en résulte s’illustre de CGI convenant à la tâche. Parfaitement au diapason des recommandations de Disney, il ne reste qu’à saupoudrer le tout d’une large dose de références crossover avec l’univers d’Alien (Ridley Scott, 1979) pour feindre le nourricier… Pour peu, on se croirait à Pâques en novembre.
Un stricte nécessaire qui permet de découvrir qu’à force de pisser le plus loin, le yautja ne bénéficie d’aucune qualité de vie. Qu’en cas de père infenticide, il est préférable de gagner une planète sanctuaire au service d’une créature réputée immortelle. Car, ce qui importe dans la vie, ce sont les trophées de chasse qui offrent compensation aux dommages encourue par les troubles comportementaux de nos procréateurs.
Ainsi va la quête de Dek, prédateur post adolescent monstrueux et déterminé, explorant à tout rompre cent sept minutes de film numérique haute définition. Une aventure qui va le mener à la rencontre de Thia, une demie androïde aux aspirations conjointes ainsi que de Bud, une créature laide et nécessiteuse d’encouragements.
Tout ça, en prodiguant l’aide nécessaire à l’intervention en temps et lieux d’Actant pour offrir, au final, l’apprentissage du jour. De quoi constituer une ode à la différence et à l'unicité profitable à l’équipe. Le tout, doublé d’une parabole sur l'affranchissement par l’affirmation de soi, par delà le jugement des autres.
Somme toute, une parfaite conjonction du moindre…
Constitué de manière à gaver le plus grand nombre
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“Ça va être tout noir… Ta gueule!” - RRRrrrr !!!
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Autant l’admettre…
Ce qui est à César lui appartient.
Dan Trachtenberg était l’homme de la situation puisqu’à titre de concepteur, son passage aura permis une refonte du Predator en deux ans et trois étapes. Un record propre à briser la solitude du réputé antagoniste pour mieux partager la somme de son malheur avec l’ensemble d’un catalogue.
Un mérite qui prend étrangement son sens lorsque, contre toute attente, au dernier instant, une pointe de sarcasme savoureux vient affranchir de son humour l’ensemble de la proposition.
Un coup de génie in extremis qui oblige à constater qu'une équation qui, aussi claudicante soit-elle, a de quoi satisfaire l’indécrottable des fans en offrant ce qu'il faut pour capter l'attention d’un public naissant. Sans compter qu’elle offre l’opportunité d’apprendre le Hish-qu-Ten en exergue.
Alors, toute mauvaise foi confondue, on est forcé de concéder à Trachtenberg la remise du Predator aux goûts du jour. Un haut fait n'ayant pas trouvé preneur en trente neuf ans de bides répétées. sans aucun doute une victoire en regard de la mission confiée par Mickey.
Toutefois, n’allez pas vous méprendre, Trachtenberg demeure foncièrement malhonnête. Pour preuve, l'issue de son passage, la franchise se retrouve prisonnière d’une finale unidirectionnelle aux lendemains improbables.
C'est là le tribut d’avoir ignoré les règles établies alors que Picsou, satisfait du résultat, n'hésitera pas à appliquer la formule à tout venant. Au bout du compte, ce sont les spectateurs qui en payeront le prix fort alors que le responsable lui, sirotera sa victoire offshore.
Mais, comme il s’apprête au remake de Waterworld (Kevin Reynolds, 1995)
J’entends l'achever au détour du sentier.
MA COTE : 6 sur 10