J’ai plutôt apprécié Predator: Badlands, notamment parce que le film essaie de proposer quelque chose de différent avec la licence. Cette fois, le Predator n’est plus simplement la créature qui traque les humains : il devient véritablement le personnage central de l’histoire. C’est un choix intéressant qui permet de découvrir davantage son univers, sa culture et sa manière de fonctionner.
Visuellement, le film est réussi. La planète sur laquelle se déroule l’histoire offre des environnements dépaysants et certaines créatures sont vraiment bien pensées. Les scènes d’action sont efficaces et on retrouve par moments toute la brutalité qu’on attend d’un Predator. La relation entre Dek et Thia apporte également une dynamique assez originale au film.
Mais c’est aussi là que j’ai été un peu moins convaincu. À force de vouloir rendre le Predator plus humain et attachant, j’ai trouvé qu’il perdait une partie du mystère et de la menace qui faisaient tout le charme de la créature dans les précédents films. Le ton est également plus accessible et aventureux, alors que j’aurais préféré quelque chose d’un peu plus sombre et brutal.
Au final, Predator: Badlands reste un bon divertissement et j’apprécie que la saga tente de se renouveler plutôt que de refaire éternellement la même chose. Une proposition intéressante et agréable à regarder.